APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
23 février 2005

(Page 2)
L’information a été rendue publique par Isabelle Kichenin dans l’édition du “JIR” d’hier mardi 22 février : la pose de près de 10 kilomètres de filets métalliques en falaise de la Route du littoral va prendre du retard.
Prévu pour démarrer en mai prochain, le chantier aurait pu être terminé avant la fin de l’année 2006, permettant aux automobilistes de ne plus connaître ce que nous venons de subir il y a quelques jours avec les pluies qui se sont abattues sur l’île : circulation perturbée lourdement et même totalement arrêtée.
La raison de ce retard désormais à peu près inéluctable : une des sociétés qui n’a pas été retenue comme attributaire du marché des filets métalliques (15 millions d’euros) a attaqué la procédure sur un point de forme. Le Tribunal administratif, répondant à la lettre aux exigences du droit, va donc instruire et juger... On fera appel alors... jusqu’à ce que tout soit confirmé ou à recommencer. La DDE s’est-elle laissée aller à une erreur de forme sur un détail ? Cela est sans doute possible. Mais cette erreur (de forme sur un détail) n’a aucune incidence sur le fond du marché.
C’est donc un mauvais perdant qui attaque. Visé : le concurrent heureux. Touchés : notre île, son économie, ses automobilistes.
Michel Le Bloas, le directeur départemental de l’Équipement, a bien raison de stigmatiser “l’attitude anti-citoyenne” d’une Société qui refuse d’admettre qu’elle n’a pas gagné un marché.
Ce type de comportement n’est pas le premier du genre. La Route des tamarins en est à son deuxième coup de mauvais perdants qui “attaquent” sous l’angle administratif ce qu’ils ont perdu sur le terrain de la libre concurrence. Des travaux dans le port de la Pointe des Galets viennent de connaître aussi ce type de comportement. Et les retards s’ajoutent aux retards !
Les entreprises qui cherchent la petite bête s’inscrivent dans une démarche qui vise à se rendre œil pour œil, dent pour dent, selon la loi du Talion qui, il faut l’admettre, régit désormais les relations mondialisées des grands groupes multinationaux. Et cela se passe sur notre petit caillou d’île de 2.500 km carrés au beau milieu de nos 750.000 habitants.
Peu leur importent la sécurité de population, l’économie de notre pays et la qualité de notre vie. Seul compte un quasi monopole, quel qu’en soit le poids de la casse qu’il y aura.
Voilà pourquoi il nous faut marquer le siècle qui commence par un engagement sans limite, pour faire en sorte que triomphe une autre mondialisation que celle que veulent nous imposer les tenants du tout libéral.
R. Lauret
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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