À Mayotte : Sébastien Lecornu face à un mouvement social
26 août, par« On ne mange plus à notre faim, on ne peut plus continuer à vivre comme ça »
13 avril 2005

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Vous vous trompez gros comme ça si vous croyez que pour vous sortir mon billet de tous les jours, il suffit que je m’asseye à une table, un stylo à la main devant une feuille blanche et qu’alors, ça vient tout seul.
Déjà, il y a les sujets sur lesquels j’avais z’yeuté et qui me passent sous le nez parce que d’autres s’y sont précipités avant. Par exemple, je m’étais proposé pour ce matin de taquiner notre cher Premier ministre sur ses prévisions de baisse du chômage qu’il nous invite “à reporter à plus tard”. C’est Bruno Testa qui en fait le sujet de son billet doux dans le “JIR”. La démission de l’entraîneur de la Saint-Louisienne, Patrick Laborde, après “la honte (ressentie) dans le comportement et l’attitude” de ses joueurs est aussi le genre de situation capable de m’inspirer quelques réflexions à vous faire partager. Patatras... Là aussi, je me fais devancer par Hervé Colin et Flavien Rosso qui en font tout leur plat dans “Le Quotidien”. Faut donc trouver le sujet. Et là, vous les passez en revue.
La délégation de Tianjin actuellement dans l’île ? J’en connais un bout, mais pas (encore) assez pour écrire... L’élection de Giraud Payet, telle que je l’ai entendue annoncée sur une radio ? Il m’en faudrait en savoir bien plus... La prochaine visite de Sarkozy qui vient... Au fait, qui vient pour faire quoi ?... Qui serait soutenu par qui ? Faut pas oublier qu’il a coulé Hollande comme on joue à la bataille navale avec la photo de “Paris Match”, photo du genre où le plus malin n’est pas celui qui se le croit... Pas simple...
Finalement, je me raccroche à lundi après-midi.
Lundi après-midi donc, j’arrive à la Région, vers les 13h30... Il y a là les copains... Fabrice, Yvon, Jismy, Éric,... il y a aussi quelques autres que j’aime bien.
Ils me charrient gentiment, derrière le rire que Martine, notre secrétaire à tous, essaie de camoufler en se mordant le dedans de la main. Ils me charrient sur mon p.v. récolté vendredi dernier, à 81 km/h, sur le boulevard Sud. Et puis, continuant leur “charriage”, de Charybde en Scylla, l’un finit par avouer qu’il "traverse toujours le boulevard à au moins 70 km/h", vu qu’il ne s’est "jamais posé la question de savoir s’il y avait des panneaux indiquant la vitesse limite". Puis, c’est au tour d’un autre des trois, et dont je ne citerais pas le nom, qui me confie que si on l’avait attrapé ce lundi matin, c’en était cuit de son biscuit : il s’offre du 140 sur la portion de quatre voies qui relie Saint-André à Saint-Denis ?
Quant à moi, je crois bien que je suis vacciné. Hier matin, sur la Route du littoral, je respectais scrupuleusement les 90 km/h imposés et sur le boulevard Sud, c’était 50 à l’heure et rien d’autre. Dois-je rajouter qu’il faudrait que M. Quiard, notre sous-préfet, redouble d’effort : c’est fou le nombre de voitures qui me doublent maintenant...
Raymond Lauret
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