Un doigt imaginaire mais ô combien solennel...

13 mars 2007

C’était en tout début d’année, le jeudi 4 janvier dernier. Comme d’autres, je m’interrogeais. Rappelant que Jacques Chirac aimait nous souvenir que « le gaullisme tel que le voulait le Général n’est ni de droite, ni de gauche, mais de France » , ce qui fait que « De Gaulle (était donc) son tenant-lieu de France » , j’avais osé me demander ce « que va faire Jacques Chirac quand viendra l’ultime instant et que les candidats à l’Elysée seront alignés pour la dernière ligne droite, celle qui élimine et permet le choix du deuxième tour ? » .

Dimanche soir, le ton grave et solennel et empreint d’émotion, il a rappelé ce que j’écrivais être pour lui « la seule question qui vaille : quel rôle pour la France dans un monde chahuté par la “pollution” que lui imposent les grands ? » .

On le sait désormais, de cette idée (certains pensent tout haut qu’elle appartient à une époque révolue), Chirac en est sorti désavoué par les troupes du parti qu’il avait lui-même créé, le RPR rajeuni en 2002 en UMP pour être confisqué par Nicolas Sarkozy.

Tout a été depuis fait pour qu’il comprenne. Il a compris. Il ne lui restait plus qu’à s’en aller. De la même manière que De Gaulle. « Est-ce finalement une si mauvaise fin pour celui qui en fit son “tenant-lieu” de France ? » écrivais-je donc alors en m’en faisant l’hypothèse, tout en me demandant si « le lion de la Corrèze » ne nourrissait pas en son for intérieur un secret dessein pour encore surprendre car sentant « que sa crinière est toujours prête à braver les vents mauvais du grand large » ...

Le lion a choisi de se retirer. Il a livré, le cœur serré mais le regard perçant (cinglant ?!), qu’il va continuer à regarder vers un monde dans lequel il nous dit vouloir toujours, mais d’une façon autre, servir la France et ses idéaux d’égalité, de fraternité, de liberté, d’humanisme et de modernité.

Et puis, il a lancé une mise en garde, pointant un doigt imaginaire mais ô combien solennel, vers ceux - celui ? - qui chercheraient à pactiser - voire pacser - avec les extrémismes. Il n’a rien dit d’autre. Mais il y a tout dit.

Et il n’a pas cité de nom.

A quoi tient-il donc que d’aucuns en ont entendu un ?

Raymond Lauret


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Messages

  • On peut tout reprocher à M CHIRAC mais on ne peut pas lui enlever sa dignité et d’avoir tout fait pour ne pas gouverner avec l’extrême droite.Aujourd’hui il part malgrè son bilan que certains critiquent parce qu’il a etait le président qui a consulté les français malgrè lerisque de l’echec.Il est humble et je pense que c’est un bon président qui a fait de l’humanisme un combat personnel je lui tire mon chapeau. En ce qui concerne le petit NICOLAS il est peut etre credible dans ces intervention mais je pense pas qu’il sera un grand president s’il est elu.je prie qu’il ne conduise le pays dans le chaos

    Voir en ligne : bilan


Témoignages - 82e année


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