Rentrée à l’Université : à La Réunion, la précarité étudiante atteint un point de rupture
26 août, parConséquence du système néocolonial
1er juin 2005

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Je l’écoutais lundi soir, à l’heure du journal télévisé d’Antenne Réunion. Il rendait hommage aux peuples souverains de France, de Navarre et de La Réunion. Cela prêtait à sourire. Il eût été fort indélicat d’en rire. On ne rit pas pendant les oraisons funèbres. À la limite, on en sourit, mais discrètement. Je n’en doute pas, il va demander à sa Relève d’être les meilleurs devant cet ennemi, décidément incontournable pour lui et dont il faudra bien trouver aux ordres de qui il obéit aujourd’hui.
Et puis, un soir prochain, ses pieds d’argile, puis ses jambes et puis le reste s’effriteront lentement mais inéluctablement. La statue aura fini d’avoir à nous dire la vérité vraie. On se souviendra alors qu’il y eut un 30 mai 2005 et le journal télévisé d’Antenne Réunion, au cours duquel il rendit hommage aux peuples souverains de France, de Navarre et de La Réunion qui ont dit “non”...
Ce qui m’amène à me rappeler ce que me disait, il y a trois ou quatre mois, mon camarade Yvon Virapin, conseiller municipal à Saint-André. Il avait interpellé le maire sur le sort qui était réservé aux deux équipes emblématiques du football de la commune. "J’ai pris exemple sur ce que fait Raymond Lauret au Port avec la Jeanne d’Arc...", avait alors répliqué l’édile saint-andréen.
À l’époque déjà, aujourd’hui plus encore, je dis : "objection, votre honneur !"
Au Port, nous avons bloqué le processus de dérive du foot dans lequel il est grisant pour certains de se laisser emporter. Nous avons pris les initiatives qu’il fallait pour que chacun assume ses responsabilités. Nous avons accompagné ceux qui, avec une claire conscience de ce qu’il ne faut pas faire, ont montré qu’ils peuvent avoir le courage de dire non aux demandes qui relèvent du caprice irraisonnable. Et cela a été fait dans la plus grande des transparences.
Alors, ça a donné un jeune président qui connaît les limites du club ; cela a donné un staff administratif attentif et proche de la C.D.C.G. de la ligue ; cela a donné Thierry Zitte et Christian Gibralta, des coaches en bleu de chauffe ; cela a donné des jeunes joueurs informés que leur club, ce n’est pas le Pérou, mais un maillot et une Histoire. Cela donne un kop, encore plus égal à lui-même. Cela donne aussi des journalistes qui ne sont pas avares de compliments car ils n’en reviennent pas.
Question : est-ce que cela donne un exemple à encourager ?
R. Lauret
Conséquence du système néocolonial
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