APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
28 novembre 2007

Ce week-end - de vendredi à dimanche - la ville du Port accueillera tous ceux et toutes celles qui militent pour que notre Réunion soit demain « Ile cyclable ». Tout au long de la matinée de samedi, des débats verront des Maires ou techniciens venus de différentes villes du département faire part de leurs projets, de leurs ambitions, de leurs réussites d’aujourd’hui, de tout ce qui, déjà réalisé ou encore à réaliser, donnera à notre petite terre un véritable maillage de pistes cyclables, pistes urbaines et pistes inter-urbaines.
Il est bon, à l’heure où nous subissons chaque jour, jusque en dehors des classiques “heures” dites de “pointe”, les ralentissements de la circulation, que des citoyens - j’allais écrire « de simples citoyens » - prennent les choses en main. Car le « Carrefour du Vélo » de ce week-end est l’œuvre des militants, d’authentiques militants, venus de toute l’île et appartenant à tous les courants d’opinion. Ils se distinguent par leur sens de l’anticipation et ont su se poser la bonne question : que faire pour échapper à la culture insidieusement distillée du tout automobile ? Partant de cette interrogation, il importe que chaque conscience réunionnaise soit armée pour oser l’audace dans le bons sens et sache s’arracher à la force paralysante de l’habitude. « On manque de conscience, on mange, on boit, on danse, on fait la fête. Et après ? », nous a rappelé dimanche dernier Gilbert Aubry qui aurait pu rajouter, s’agissant de nos choix de mode de déplacement, que nous ne nous posons pas la question de « l’après pétrole » et que nous aurons à payer cher le prix de ce « manque de conscience »...
Nous avons à faire et à réussir notre « vélorution ». Et à l’heure où de (très) nombreuses villes d’Europe développent avec une réelle réussite l’usage de la bicyclette en en faisant un mode de déplacement moderne et plaisant, à l’heure où nos chercheurs et techniciens arrivent à mobiliser les énergies renouvelables pour rendre le vélo facile et accessible à toute personne, comment ne pas rappeler à notre opinion publique une décision symboliquement touchante prise il y a aujourd’hui 56 ans. C’était le 16 novembre 1951. Le Conseil municipal du Port adoptait ce jour-là une délibération par laquelle « une bicyclette, d’une valeur de 13.500 F CFA, serait mise à la disposition du Maire pour faciliter ses déplacements sur le territoire de la commune. »
Le Maire d’alors, c’était Léon Lépervanche, un des “pères” de la Loi du 19 mars 1946 qui verra La Réunion devenir département français.
Raymond Lauret
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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