Rentrée à l’Université : à La Réunion, la précarité étudiante atteint un point de rupture
26 août, parConséquence du système néocolonial
13 mai 2005

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Cyrille Hamilcaro a confié au “JIR” d’hier jeudi qu’une main anonyme lui a remis plusieurs disquettes qui retracent “la vie comptable” de nombreuses associations saint-louisiennes, de l’époque de l’ancienne municipalité. Une première analyse des documents sortis des disquettes montreraient, selon le premier magistrat de la ville de Saint-Louis, l’évidence de la main mise municipale sur la vie associative... Et le maire de citer, notamment, les embauches.
La montagne devrait accoucher d’une souris, surtout si c’est Guy Ethève qui est visé dans cette annonce. Pour qui connaît ou a connu Guy, son intégrité exemplaire, son souci du respect des autres, l’exigence qui a toujours été la sienne dans la responsabilité que chaque citoyen se doit de manifester dans ses engagements personnels et au bénéfice des collectivités, son attachement à l’indépendance de la vie associative pour qu’elle soit le plus sûr garant de la richesse de la vie de la cité toute entière, oui, pour qui connaît ou pour qui a connu Guy Ethève, il n’y a pas de souci à se faire.
Pourtant, la fronde qu’annonce le poulain de Jean-Paul Virapoullé ne manque pas d’intérêt.
Dans un temps pas si lointain, depuis l’OMS du Port, j’avais été amené, avec d’autres copains, à poser avec force la nécessité pour la vie associative de vivre pleinement et d’exister dans "une relation de totale indépendance", par rapport aux pouvoirs municipal, départemental ou régional.
Ne nous cachons pas, car ce serait ridicule : il ne peut pas ne pas y avoir de relation entre l’association qui a besoin et demande une subvention et le pouvoir politique qui la lui accorde. Des conventions d’objectifs donneront un contenu politique à l’usage qui sera fait de cet argent public dont il ne suffit pas qu’il soit dépensé uniquement dans le respect des règles comptables. Car on peut très bien être en règle avec les... règles de la comptabilité et néanmoins jeter de l’argent par les fenêtres. D’où le contrôle, non pas a posteriori seulement, mais dans le cadre et dans l’esprit d’une nécessaire relation qui doit développer sa totale indépendance, si on ne veut pas que le militant associatif, qui a le droit de voter ou non pour celui qui est élu, soit perçu comme étant le godillot - le nervi, si vous préférez, nervi gros bras ou nervi grosse tête - du maire ou du président du Conseil général ou de la Région.
Trop de présidents ou de Conseils d’administration d’associations se plaisent dans ce rôle de faire-valoir. Cela leur “garantit” (sic) la durée à leur poste et la bienveillance du maire sur leur “paresse productive”. Et puis, quand vient le temps des élections, ils sont sollicitables et utilisables, comme d’autres étaient, à l’époque, taillables et corvéables à merci.
Je dis chiche à Cyrille Hamilcaro.
Après celles d’autres, son initiative ne peut qu’avoir des effets positifs. Et gare aux maires qui ne le prendraient pas au sérieux. Je suis de ceux qui, dans ce domaine, sont prêts à s’allier avec n’importe qui veut lui aussi nettoyer les écuries d’Augias. Toutes les écuries...
R. Lauret
Conséquence du système néocolonial
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