APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
18 zwiyé 2007, sanm

Dann "l’argot" bann négrié, té i apèl bann noir, bann "mulet", bann "ballot" sansa bann "bûches de bois d’ébène" sansa, solman "bois d’ébène". Dan la vil Nantes, mèm apré la intèrdi la traite, komèrs-la té i roganiz sa dovan toulmoun : bann z’armatèr té i fé fabrik bann bato éspréséman pou sa, déssi l’ké, dann por. Nana par-la katro-vin bato fé la traite.
Bann pon lé distanssé in mèt karant par-la. La mèm i mètebann noir : In moun i gingn pa tienbo dobout, li lé blizé rès koushé, sansa li asiz toul tan k’voiyaz i dir. Momandoné, li na moins plas k’in mor dann son sèrkèy.
Kan la mèr lé mové, i mète in spès gro toil goudroné, pou anpèsh bann gro vag rantré. Alor tout kalité mové lodèr i lèv : sèt la mor i mélanz avèk sèt la vi ; sèt la maladi avèk sèt bann moun lé ankor in pé bien. Lodèr vomi, lodèr z’éskréman, la shalèr i donn !
Alor, kan la mèr la fine kalmé, i tri : sak lé mor i zèt dan la mèr, sak lé tro fèb i zèt galman akoz i gingn arpa vann in bon pri. Sak lé ankor gayar i kontinié lo voiyaz.
Lé ga ! La traite, la ? Ala in vré krime kont l’humanité.
Justin
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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18 zwiyé 2007, 04:37, sanm gauvin georges
Il faut connaître la lettre d’Auguste de Staël (datée de 1826), qui avec ses amis abolitionnistes( a enquèté sur la persistance de la traite des noirs après la date officielle de son abolition laquelle durant plus de vingt ans n’a fait que donner un coup de fouet à ces déportations de population.Voici quelques extraits de la lettre :"Il est malheureusement incontestable que la traite des noirs, loin d’avoir diminué, se fait aujourd’hui à Nantes avec plus d’étendue, plus de facilité et moins de mystère qu’à une certaine époque(....) .A la bourse, dans les cercles,on entend parle publiquement de la traite et ceux qui trempent leurs mains dans ce commerce de sang ne prennent pas même la peine de désigner leurs victimes dans les noms consacrés dans leur argot de mulets, de ballots, ou de bûches de bois d’ébène. M untel, vous dit-on a fait un heureux voyage : il a pris un chargement de noirs sur la côte de Guinée, il a été obligé d’en jeter trente à la mer au cours de la traversée mais, il en a débarqué tant, à tel point et il a encore gagné sur la cargaison du retour.
Les estimations les plus modérézs portent à plus de 80 le nombre de vaisseaux employés à la traite dans le port de Nantes(...)C’est là qu’on entasse les malheureux nègres comme des veaux qu’on conduit à la boucherie..
Survient une tempête, on recouvre l’écoutille d’une toile goudronnée, qui empêchant l’eau de rentrer dans le navire intercepte aussi le passage de l’air.Quand, ensuite, l’orage se dissipe et que l’on vient à soulever cette toile, l’odeur effroyable qui s’exhale de l’entrepont apprend aux bourreaux qu’une partie de leurs victimes a péri suffoquée et que l’autre respire à peine au milieu des cadavres et des excréments.Alors, on fait la revue de la cargaison et on jette à la mer non seulement les morts, mais ceux qui étant trop affaiblis par les souffrances, ne se vendraient pas avec profit. (voir le mémorial de La réunion, tome 2 page 407)