APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Nouvelle journée d’action de la jeunesse
20 février 2009

Ils étaient nombreux à défiler dans les rues de Saint-Denis hier jeudi 19 février pour dire non aux réformes du gouvernement dans l’enseignement supérieur. Brandissant des slogans du type « Non aux réformes Pécresse », étudiants, enseignants-chercheurs et personnels administratifs de l’Université ont répondu à l’appel national à la mobilisation. Une opération escargot avait été organisée dans la matinée avant le grand défilé dans la rue de Paris à Saint-Denis.
« Jeunesse sacrifiée », « La recherche à La Réunion risque de disparaître ! », « L’université n’est pas cotée en bourse ! ». Ce sont autant de phrases et de formules qui ont été reprises respectivement par Gilles Leperlier, président de l’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF), Julie Boché, enseignant-chercheur, et Lionel Leduc, secrétaire du Snes Sup, lors de la manifestation organisée à Saint-Denis contre les réformes de l’université. Une université unie fièrement derrière une immense banderole sur laquelle on pouvait lire « Université Réunion la pété ».
« C’est une très belle mobilisation, on voit qu’il y a un réel malaise », a affirmé Gilles Leperlier. Les trois bus arrivés du Tampon dans la matinée sont venus gonfler les rangs.
Et visiblement, les manifestants ont eu le temps depuis lundi, jour de blocage de l’université, de travailler leurs slogans de revendications parmi lesquels ces chants : « Un pas en avant, trois pas en arrière, c’est la politique du gouvernement » ou encore, « La jeunesse répond Résistance ! ».
« Nous voulons le rétablissement des postes, la prise en considération de la précarisation étudiante. Le gouvernement doit investir dans la jeunesse », a indiqué Gilles Leperlier.
L’opération escargot prévue à 8 heures avait commencé avec un peu de retard. 80 véhicules ont quitté la Faculté du Moufia vers 9h15 pour rejoindre très lentement le Jardin de l’Etat, lieu de rendez-vous fixé pour le défilé dans la rue de Paris.
Arrivés devant la préfecture, les manifestants ont observé une minute de silence en mémoire à ce syndicaliste mort dans la nuit de mardi à mercredi aux Antilles, devant une trentaine de policiers postés à l’avant de six véhicules garés juste devant les grilles.
L’UNEF reste mobilisée, a indiqué son président. D’autres actions seront menées. L’UNEF espère surtout rassembler et conscientiser encore plus d’étudiants.
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