Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Reconduction à la frontière
23 mai 2008

D’où vient le traitement “deux poids, deux mesures” appliqué respectivement à trois braqueurs mauriciens et à un dictateur comorien ? L’administration considère-t-elle comme plus grave de braquer une banque que de violer ses institutions et son peuple ? Comment se fait-il que devant trois jeunes Mauriciens, le Préfet n’a aucune hésitation pour prendre un arrêté de reconduction à la frontière, après qu’on a vu l’administration se livrer à d’incroyables contorsions devant l’ex-dictateur d’Anjouan ?
Dans les deux cas, Mauriciens et Comoriens sont entrés illégalement sur un territoire français. Bien sûr, le dictateur n’a pas eu besoin de voler un bateau : de mauvaises langues disent qu’il a été mis à sa disposition. Et depuis quand un autocrate a-t-il besoin de demander pour se servir ?
Tous étaient passibles d’expulsion, tous demandeurs d’un droit d’asile et tous fauteurs de troubles, chacun dans leur genre. On a eu beaucoup d’égards pour Mohamed Bacar - qui doit simplement répondre de ses forfaitures devant la Justice de son pays - et aucun pour trois jeunes délinquants de droit commun dont leur avocate mauricienne dit qu’ils « risquent d’être violentés et torturés. Voilà pourquoi ils avaient tellement peur de revenir à Maurice ». Pourquoi l’administration enquête-t-elle dans un cas et pas dans l’autre ? Pourquoi de telles différences choquantes de traitement ?
La réponse fait froid dans le dos, parce qu’elle est digne de celle que fit ce président des Etats-Unis à un conseiller, qui lui dressait un portrait au vitriol d’un de leurs protégés parmi la brochette des dictateurs sud-américains de l’époque : « OK, Untel est un fils de pute, mais c’est notre fils de pute ! », a répondu le président.
Il n’y a plus de doute permis. La France de Nicolas Sarkozy a un faible pour les dictateurs.
P. David
Nos peines
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Messages
23 mai 2008, 09:48
La comparaison entre les deux affaires est grotesque. Que le gouvernement français soigne le dictateur BACAR est évident. Mais il n’y a rien de comparable entre la démocratie mauricienne qui connait la séparation des pouvoirs et la République Islamique des Comores ou c’est la confusion totale des pouvoirs depuis l’indépendance. Le système judiciaire mauricien, avec ses imperfections qui ont été par ailleurs dénoncées par la presse libre de ce pays, garantit les droits individuels à un niveau remarquable comparativement aux pays de la zone.
27 mai 2008, 13:25, par Ali
De prime abord vous reconnaissez que la France soigne le dictateur Bacar, ce qui en soi constitue une insulte à la loi et à la morale. En effet vous méprisez ainsi les nombreuses victimes innocentes de cet homme mais aussi la justice au nom de laquelle vous prétendez comparer les institutions Mauricienne et Comorienne.
Le fait que les comoriens soient musulmans ne veut pas dire que c’est la loi islamique qui s’applique. Je confirme qu’aux Comores il y a bien une indépendance des pouvoirs et une presse libre qui dénonce les déviances s’il y a lieu car comme vous le reconnaissez pour Maurice tout n’est pas parfait aux Comores. La justice des cadis traite uniquement des affaires familiales notamment les mariages, les divorces et l’héritage.
A. Mohamed