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4 juin, parNos peines
Exposition à la Villa du Département du 7 au 23 octobre
8 octobre 2016

Une vieille case créole, des pêcheurs sur une plage, la forêt des Tamarins… ils sont 25 artistes à avoir illustré les 70 ans de la Départementalisation s’inspirant d’un événement, d’un paysage ou encore d’un visage. Comment l’art a traversé ces 70 ans ? Quelles inspirations laissent ces années post coloniales ? Pour avoir la réponse, rendez-vous à la Villa du Département où ces œuvres sont exposées du 7 au 23 octobre.
Si la transformation de La Réunion en département a permis à notre île de connaître des bouleversements dans plusieurs domaines, l’art n’est pas resté indifférent à tous ces changements. Pour Alain Armand, conseiller départemental représentant la Présidente du Département, « ce changement, le rapport à l’île, le rapport à l’Autre, ont inspiré les artistes. Et leur parole a résonné de plus en plus fort dans une société composite, unifiée par les valeurs de la culture créole ». Ces questionnements ont permis à chacun de vivre, de voir et de sentir de manière unique cette évolution d’un pays vers ce qu’on appellera un département français. La politique, l’économie, l’administration, le social, l’éducation… autant de thèmes qui transpercent ces œuvres, témoins d’une époque d’hier et d’aujourd’hui.
« L’art et la peinture ont toujours été présents dans les manifestations historiques. La vision de l’artiste est importante par rapport à la mémoire et ce qui va rester. Malgré l’apport de la France dans la construction de l’île, La Réunion a su préserver son âme », pour Sabine Thirel, Présidente de l’Union des Artistes de La Réunion (UDAR), « ces tableaux sont les témoins du temps qui passe mais surtout de ce qu’il faut à tout prix préserver ». Henri Castelnau, l’un des artistes, a choisi les émeutes du Chaudron de 2009. Pour lui, « les émeutes de 2009, faisant suite à un mouvement social contre la vie chère, qui rappellent celles de 1991, sont une étape importante dans les 70 ans de la départementalisation de La Réunion ». Pour Nicole Soustrade, « la départementalisation c’est cette boutique lontan coincée entre des immeubles. Une boutique qui résiste au temps ».
Autre vision, celle de François Desvages. Pour lui, « c’est le « kartié d’Chodron » qui est le fait marquant de ces 70 ans de la départementalisation. Le marché forain au beau milieu des immeubles de ce quartier appelé aussi « Cité Michel Debré » Un premier quartier construit pour remplacer les vestiges des champs de canne et les bidonvilles.
Un itinéraire fait de tableaux mais également d’une sculpture celle de Philippe Defaud. Cette sculpture en basalte représente un ti train lontan appelé « la micheline » écrasé par un des piliers de la nouvelle route du littoral.
Le conseiller Départemental, Alain Armand, se félicite que des artistes puissent continuer à être des témoins de leur siècle : « La proposition de l’UDAR d’illustrer les différents champs d’intervention de l’Assemblée départementale dans une exposition d’art a donc en toute logique retenu notre attention. Elle témoigne du regard de l’implication des artistes réunionnais dans la vie ordinaire et de la vitalité d’une association engagée depuis près de 40 ans dans le monde de l’art. »
Nos peines
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