Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
12 février 2016

Le 17 février prochain, l’Ecole supérieure d’Art de La Réunion du Port organise une rencontre avec deux fondateurs des ateliers Vortex, à partir de 18 heures.
Fiona Lindron et Annelise Ragno sont avec Thomas Fontaine, Sylvain Marchand, et Lisbeth Loevbak Berg, les fondateurs des ateliers Vortex.
Son écriture s’inspire de rencontres humaines et géographiques afin de réaliser des évènements filmés, des photographies et des textes.
’Le surnaturel et le fantastique ne sont pas loin (…) Comme une réalité plus forte, le regard de Fiona Lindron défait le réel. Ses images provoquent des émotions profondes. Son travail s’articule sur la manière dont ses sensations, ses sentiments produisent une image possible. Au cœur des préoccupations de Fiona Lindron, on ne croise ni la sphère de l’intime, ni la banalité du réel mais plutôt la subtile transformation d’un réel vécu subjectivement en d’étranges autofictions’.
Bertrand Charles
Elle nous livre à travers un certain illusionnisme des images qui ne se laissent pas déchiffrer au premier regard et qui offrent au regardeur tout un monde d’indices à appréhender.
L’œuvre vidéo d’Annelise Ragno génère à la fois de l’énigme et de la fascination. Au moyen de cadrages serrés, elle filme le monde commun : sa trivialité et son habituelle invisibilité. Un terrain de recherche en prise avec le réel qu’elle souhaite bousculer en créant des passages entre l’ordinaire et l’inattendu. (...) Les sujets sont finement étudiés, immobiles ou mouvants. Ils s’inscrivent au cœur de chorégraphies physiques et charnelles. Les films sont courts, répétés en boucle, sans véritable début, sans véritable fin. Les repères habituels sont annulés. Annelise Ragno restitue des fragments du monde réel, ils sont comme suspendus dans le temps et dans l’espace. La boucle et le choix du cadrage resserré sur le sujet instaurent un trouble, un malaise ou bien une tension. Le regardeur perçoit une amorce narrative à laquelle il cherche un prolongement, une cause, un sens. Parce qu’elle s’empare d’un moment, d’un silence, d’un geste, d’un regard, d’un objet, l’artiste procède à leur extraction du monde commun. Ce qui nous semble familier est progressivement rendu inquiétant, mais aussi captivant et hypnotisant. Il s’agit alors de modifier les valeurs : physiques, temporelles, spatiales. Par l’observation attentive des mouvements, l’artiste ralentit et retient la course des actions ordinaires qui, chaque jour, nous échappe un peu plus.
Julie crenn Mars 2014
Les deux artistes présenteront leurs travaux et Les Ateliers Vortex.
Espace de création et d’expérimentation, ces ateliers se placent dans une ancienne fabrique située dans une friche industrielle. L’architecture et les grands volumes deviennent le réceptacle idéal pour différentes formes de création.
Les Ateliers Vortex ouvrent aussi leurs portes pour des événements ponctuels comme des soirées performances, des programmations vidéo, et s’engagent à soutenir les artistes en proposant la production de multiples.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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