Empêtré dans des guerres sans fin, Trump va-t-il accueillir Xi Jinping ?
22 juillet, parLe 14 mai, Trump était en visite en Chine. Il déclare publiquement : « Merci Xi Jinping pour cette faste réception. Je vous invite vous et votre (…)
Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions
10 mai 2022, par

Le 10 mai commémore la date à laquelle la France, ancienne puissance coloniale, a reconnu l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. Elle est devenue la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Tout crime demande réparation. Mais à ce jour, les seuls qui ont bénéficié d’une réparation sont les esclavagistes, indemnisés par la France pour la perte de capital que constituait la fin du droit pour un être humain de traiter un autre comme un esclave. Toujours rien pour les descendants des victimes, alors que les effets de l’esclavage continuent de se faire ressentir.
Le 10 mai a été décrété Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Cette date rappelle que la France a reconnu l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, c’est inscrit dans la loi. Cette reconnaissance par une ancienne puissance coloniale est essentielle. En effet, l’esclavage est une des explications de l’enrichissement de l’Occident au détriment des autres régions du monde.
L’esclavage est aboli depuis 1848 à La Réunion. Il a marqué plus de la moitié de l’histoire de La Réunion. Force est de constater que ses effets continuent de se faire ressentir. Les descendants des victimes du crime contre l’humanité sont toujours largement en bas de l’échelle sociale.
En 1848, l’État a décidé d’accorder une réparation, mais elle ne concernait pas les victimes du crime. Les bénéficiaires étaient les esclavagistes qui ont reçu une indemnisation suite à l’abolition pour compenser ce qui était alors considéré comme une perte de capital : désormais il fallait verser un salaire et ne plus astreindre la moitié de la population réunionnaise à un régime de travaux forcés.
Les victimes de ce crime n’ont pas été indemnisées. Elles ont au contraire été la cible de l’exclusion. Les anciens esclavagistes firent venir massivement d’Inde des dizaines de milliers de travailleurs pour remplacer ceux qui venaient d’être libres dans les plantations de canne. Les conditions étaient réunies pour maintenir les anciens esclaves dans la pauvreté, ce qui fut un moyen pour les esclavagistes d’obtenir leur revanche. De cette période, il reste d’importantes séquelles à La Réunion.
Dans ces conditions, l’État ne peut échapper à sa responsabilité de réparer. C’est pourquoi il doit massivement investir à La Réunion dans la lutte contre la pauvreté, un phénomène qui touche en grande partie les descendants des esclaves. A cela s’ajoute la nécessité d’accompagner le développement de La Réunion.
La différence de PIB par habitant entre La Réunion et la France est de 12000 euros par an, au détriment des Réunionnais. Multiplier cette valeur par le nombre d’habitants à La Réunion aboutit au nombre de 10 milliards. Un Fonds de développement abondé par la France d’un montant de 10 milliards d’euros, géré par les Réunionnais en fonction de leurs priorités, apparaît donc comme un moyen légitime pour ce pays de réparer le crime qu’il a fait subir à La Réunion pendant 200 ans.
Ainsi, la France montrerait l’exemple aux autres pays qui se sont enrichis grâce à un crime contre l’humanité : il est possible de réparer l’esclavage.
M.M.
Le 14 mai, Trump était en visite en Chine. Il déclare publiquement : « Merci Xi Jinping pour cette faste réception. Je vous invite vous et votre (…)
La Franss la fé moné-la, lo 26 désanm 1945 pou son bann koloni dann tan-la… sa téi vé dir koloni franssèz l’afrik (colonies françaises d’Afrique) (…)
In kozman pou la rout
Une alimentation saine reste hors de portée de milliards de personnes
« La Voix des Origines : Ces géants qui ont pensé l’Afrique unie »
Retrouver un niveau de financement proche de 80 millions d’euros
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois