À D. S.

1er août 2007

Je l’ai croisé un soir.
Je l’ai entendu toujours.
Sans le connaître.
Et plus tard
Je l’ai découvert
Une guitare à bout de doigts
Une voix à bout d’émotion
Qui chante avec le silence
Qui chante avec le ventre
Qui chante avec ses racines
Parfois un cri comme un appel
Venu de l’histoire lontan
Avec Rage à réveiller les morts
Et les vivants.
Même si on n’est pas de son monde
Pas Malbar, pas Kréol, pas Zarab, pas Zoreil
Homme tout simplement
Il est tout cela à la fois
Je l’ai croisé un jour sous les étoiles
Avec milles cœurs qui battaient avec lui
Dans l’uni-son
Et depuis, je ne peux plus oublier ce moment
Ce chant qui traversait les étoiles
Et lui dressé dans la lumière

J’ai voulu ces quelques mots
Pour un homme qui est une chance inouïe
Pour La Réunion
Et dans mon créol à moi
Davy Sicard, c’est un "mentsh".

A.I.C.


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