Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Marché forain du Port
30 octobre 2006

Réunion de couleurs, de senteurs et de saveurs, le marché forain du quartier de l’Oasis au Port se tient tous les vendredis. Là, se rencontrent bazardiers vantant leurs produits, consommateurs à la recherche de succulences impossibles à trouver en grandes surfaces, et simples promeneurs d’ici ou d’ailleurs venus se laisser porter par les flots d’effluves doux et colorés.
Les bazardiers sont les premiers à arriver au marché forain de la rue du 8 mars dans le quartier de l’Oasis au Port. Ils occupent les lieux en milieu de nuit. Les étals ont été dressés la veille par les services communaux. Il reste à les garnir. C’est rapidement chose faite. Débarqués des camions et des camionnettes des marchands, les fruits et les légumes prennent place délicatement. Les bocaux de piments, de condiments ou de confitures se s’installent un peu plus loin. À côté, venues des îles voisines, les marchandes de paniers, de chapeaux et autres objets de décoration joliment tressés, présentent artistiquement leurs produits.
L’air de la nuit bruisse des mille bruits de cette installation. Des caquètements les entrecoupent. Poules, coqs, oies, pintades savent peut-être leurs heures comptées et saluent une dernière fois le lever du soleil.
Les premiers clients sont là très tôt. Souvent dès 6 heures du matin. Pour pouvoir acheter les produits les plus frais possible sans subir les taquineries du soleil. Les allées du marché se remplissent ensuite rapidement. Les salutations échangées entre parents, voisins et connaissances rencontrés sur place se mêlent aux cris des bazardiers appelant les clients. Toutes les couches de la société sont là, à la recherche des mêmes produits.
Des conversations s’amorcent, des considérations sur les mille et une choses de la vie sont échangées, des plaisanteries sont lancées, des sourires sont esquissés et des rires sont lâchés.
Puis étals et allées se vident au fil des heures. En milieu de journée, seuls quelques retardataires achètent encore. Les bazardiers commencent à ranger leurs (rares) invendus et à nettoyer leurs emplacements. Ils pensent déjà à la journée du lendemain sur un autre marché de l’île. Ou à celle de mercredi où ils se retrouveront au Port dans le quartier de l’Église.
La rue est rendue à la circulation des voitures en début d’après-midi.
Toute trace du bazar a disparu.
La semaine prochaine, c’est encore loin ?
Imaz press Réunion
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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