La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Sours Perkisyon, groupe de musique afro-brésilienne
28 octobre 2006

Depuis plus de 15 ans, Sours Perkisyon cherche à insérer les jeunes du quartier de la Source à Saint-Denis par le biais d’une musique bien particulière. Jouer de la musique africaine sur des percussions brésiliennes, voilà comment le groupe a choisi de diffuser sa joie de vivre dans les fêtes et les quartiers. L’ambition aujourd’hui est d’envoyer une dizaine de musiciens au Brésil, pour bénéficier du savoir-faire des maîtres locaux.
Est-ce un soukouss ? Une sambala ? Un maloya ? Ou tout ça à la fois ? Les tambourins claquent, les djembés vibrent et les agogos, repiniks et autres caïxa résonnent sous les mains expertes de la quinzaine de musiciens de Sours Perkisyon. Tous les mardis et jeudis à partir de 18h30, la musique gronde son meilleur son au foyer des jeunes de la Source à Saint-Denis. Nul doute que même les voisins dansent. Dans la petite salle, la plupart des musiciens préfèrent mettre des boules Quiès : 15 percussionnistes déchaînés, c’est de la magie.
Les rythmes africains frappés au son des instruments brésiliens donnent un fou mélange qui emporte les corps et les esprits loin là-bas, au pays de la samba, du carnaval et des danses endiablées.
Crée en 1988 par Patrice Cantina, toujours professeur de musique du groupe, et Alain Mariapin, Sours Perkisyon vise à travailler sur l’insertion des jeunes du quartier de la Source. Pour eux, rien ne vaut le proverbe « la musique adoucit les moeurs ». Car, d’après Christine Cantina, musicienne du groupe, le but est bien de « s’amuser, communiquer par la musique et aider les gens ». D’un "simple" quartier, la Source est devenu le centre névralgique de cette musique mélangée, métissée, initiée dans l’île, il y a plus de 15 ans par les fondateurs de Sours Perkisyon.
Depuis, la passion l’emporte et des jeunes venus de tout Saint-Denis viennent rejoindre chaque année les membres permanents pour apprendre à jouer des percussions et se laisser emporter par les rythmes métissés. Estampillé joie de vivre, le mélange afro brésilien a fait son chemin, donnant naissance à de multiples autres formations musicales dans l’île.
Pour Sours Perkisyon, la notoriété est déjà là. De défilés de rue en concerts déambulatoires, le groupe participe aux plus grandes manifestations réunionnaises : Leu Tempo festival, le Grand Boucan, le 20 décembre. Il a même fait la première partie du concert des Tambours du Bronx et de celui célébrant les 50 ans de scène Firmin Viry.
Aujourd’hui, l’ambition est d’aller voir plus loin pour partager les expériences. Sours Perkisyon a pour projet, début 2007, d’envoyer une dizaine de ses musiciens à la source de son inspiration : le Brésil. Le but est de former ces artistes auprès du groupe Olodum. Ces furieux fêtards ont « la musique dans le sang. Nous à côté, on est des enfants de coeur ! », assure Christine Cantina. « Avec eux, les instruments virevoltent sur la scène et les danseurs sont en transe. Impossible de résister à leur musique. Le rythme du Brésil entre en vous, se propage dans les moindres recoins de votre corps pour vous faire danser des heures et des heures », dit-elle encore. Le voyage devrait durer 15 jours et à leur retour, les "apprentis" sont attendus de pied ferme. Ils diffuseront leur expérience brésilienne et enseigneront leur savoir auprès de ceux restés dans l’île.
Car le projet va plus loin. L’idée est d’ouvrir au moins deux écoles de percussions, avec le second professeur de musique du groupe Louis Bastien, et d’initier une dynamique d’échanges. Pourquoi ne pas inviter des musiciens brésiliens dans l’île pour organiser des ateliers ? En attendant, Sours Perkisyon cherche encore des percussionnistes pour se joindre à leur fête et préparer la relève. Débutants acceptés et encouragés. Alors allons danser !
Texte : Imaz Press Réunion
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture