Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Dans les hauts de l’île
7 novembre 2007

L’« Ile grandeur Nature » ne manque pas d’atouts pour la relance de son tourisme. L’extrême diversité des paysages de montagne, un réseau de 800 à 1000 kilomètres de sentiers de grande randonnée (GR), des activités de plein air et toutes sortes de structures de loisirs à la journée, dans les sports de nature : autant de bonnes raisons de venir de loin pour découvrir La Réunion ou de la pratiquer, lorsqu’on y vit, sous un autre jour.
La Maison de la Montagne participe, comme tous les autres acteurs, à la relance des activités de tourisme, après une année 2006 qui a fait perdre au tourisme des Hauts 50% de sa clientèle. Les aides de l’État ont maintenu à flot quelques entreprises. Certaines activités ont dû s’arrêter complètement, comme les guides de montagne et autres activités dépendantes d’une activité principale qui périclitait.
Avec Axel Hoarau et Fernand Payet, à la Maison de la Montagne, nous avons fait le tour des formes d’hébergement et des activités : elles sont consultables à la Maison de la Montagne, au Palais Rontaunay (Saint-Denis) et sur le guide 2007 des Gîtes de France, détaillant les « 443 portes ouvertes sur vos vacances » à l’île de La Réunion (www.gites-de-france.com).
Les formes d’hébergement dans les Hauts de La Réunion, ont été diversifiés pour répondre à différentes formules touristiques : familiale, campagnarde, sportive, gourmande...
Sous le label “gîtes de France”, 443 gîtes déploient une capacité d’accueil qui était de 10.000 lits environ avant la crise ; elle tourne aujourd’hui autour de huit mille. « Il faudrait doubler cette capacité pour accueillir le million de touristes de nos objectifs », remarque Axel Hoarau. Pour atteindre ces objectifs, les responsables mettent en avant l’atout de la diversité, de la petite taille - « Nous sommes la colonie de vacances des grandes agences de tourisme » - et tout ce que peut apporter en découvertes le métissage de l’île : l’interculturalité, le patrimoine sous toutes ses formes avec le concept de “Village créole” qui prend forme depuis trois-quatre ans.
Les acteurs du tourisme travaillent avec acharnement au redressement de cette activité. Ils préparent une campagne de promotion avec le CTR. Après des mois de crise, la lassitude est bien là. « On a besoin que ça reparte. La Réunion n’est pas une destination facile ; on ne vient pas ici sur un coup de tête : c’est loin, il faut réserver... Mais le tourisme de montagne que nous proposons est à l’opposé d’un tourisme de ghetto. Il est fait de partage, d’échanges autour d’un mode de vie. Il est au cœur du développement durable », expose Axel Hoarau.
Inscrit dans une démarche de développement local, ce tourisme ne peut progresser qu’avec une population mobilisée, forte de la dimension patrimoniale à laquelle sont conviés les visiteurs. C’est une raison de plus pour consolider le socle identitaire et culturel dont les Réunionnais ont besoin pour construire, dans le long terme, une offre touristique originale.
P. David
Les structures
Outre l’hôtellerie familiale, à “taille humaine” - une vingtaine de gîtes de 20 à 30 lits - les gîtes de France offrent plus d’une centaine de gîtes ruraux (maisons de campagne en location) et près de trois cents chambres d’hôtes, aménagées chez l’habitant et louées à la nuit (avec petit-déjeuner), une quarantaine de tables d’hôtes, tenues par des agriculteurs qui proposent des repas traditionnels, issus de leur exploitation. Huit auberges de campagne sont également proposées par les gîtes de France, à ne pas confondre avec les “fermes-auberges” rattachées à la Chambre d’Agriculture (voir ci-après)
Pour les touristes marcheurs, la formule “randonnée et gîte d’étape” concerne une trentaine de gîtes de randonnées (réservables sur internet, par demi journée ou par journée, pour une ou plusieurs nuits). Sur un circuit total d’environ 800 kilomètres, le réseau offre un gîte toutes les 4h à 6h de marche,
Des structures de loisir, à la journée, sont accessibles pour les mordus de VTT (1500 kilomètres de sentiers balisés), canyoning tropical, parapente-ulm-hélicoptère, sports en eaux vives, randonnées équestres, escalade.
P. D.
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