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23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Pour continuer à faire vivre et enrichir la culture réunionnaise
17 mars 2014

Deux associations culturelles réunionnaises ont organisé ce dimanche 16 mars une rencontre très intéressante au Parc Boisé Laurent Vergès du Port. Il s’agit de l’association Miaro, ’Nout zanset nout fors’, présidée par Honoré Rabesahala, qui milite pour « les langues, cultures et civilisations de l’océan Indien » ; et de l’Association Zangoun, ’Pratiquants des Servis’.
Cette rencontre était à la fois un pique-nique culturel, avec bien sûr de bons repas et une belle animation musicale, mais aussi des moments de réflexion commune et d’échanges très riches autour du thème des "servis", qui sont notamment des cérémonies en hommage aux ancêtres. Plus d’une centaine de personnes — du Port, bien sûr, mais aussi d’autres régions du pays — ont participé à cet événement très convivial et parfois émouvant « pou fé viv an lumièr la relizion zansèt ».
Les participants ont participé à ces réflexions à la question : « comment monter et entretenir un sanctuaire, un "fanasinana" en malgache, qui est un lieu de culte où l’on va puiser le sacré ? ». Et on leur a expliqué que « la fonction du sanctuaire » est de « rester en contact avec la nature et les ancêtres, leur préserver une place dans son entourage, ce qui est vivifiant, rassurant et permet de les invoquer plus facilement ».
Comme « il est important de réserver et de consacrer un emplacement au spirituel », les organisateurs ont posé en conclusion une question très intéressante à transmettre aux décideurs : « Est-il normal que depuis trois siècles et demi, depuis l’année 1663, où les 10 Malgaches, venus avec Louis Payen et Paul Cauzan s’installer comme premiers habitants pérennes de cette île, il n’y a toujours pas un seul sanctuaire public de servis malgache à La Réunion au milieu des magnifiques églises, des superbes mosquées et des belles chapelles malbares ? ». Quand est-ce que ce premier sanctuaire public malgache dans notre pays sera-t-il réalisé, afin de continuer à faire vivre et enrichir notre culture réunionnaise ?
Cette problématique sera peut-être à nouveau évoquée lors des prochains pique-niques culturels organisés par Miaro et déjà annoncés : le dimanche 4 mai au Colorado de Saint-Denis et le dimanche 29 juin dans l’Est (lieu à préciser). Sans oublier le prochain Ati-Damba, prévu le 30 novembre au Dimitile.
Correspondant
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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