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Musique - droits des musiciens interprètes
16 août 2008

Le 21ème siècle est voué aux avancées technologiques. Tous les domaines sont concernés, et le secteur de la musique ne déroge pas à cette règle. Alors que certains prédisent déjà la mort du CD, des ingénieurs rivalisent en technicité, pour que la musique s’entende partout, que l’on soit chez soi, dans la rue ou au travail.
Attention à Internet ! La musique sur les téléphones portables, Non ! C’est aller un peu vite en revendications, diront certains. L’avenir de la musique, qui sait, est sûrement garanti par ces NTIC. L’Internet nous permet aujourd’hui d’entendre tout style musical, sans même se déplacer de son fauteuil. Aucun risque, si ce n’est que les artistes qui ont travaillé ont du mal à se retrouver financièrement, ou du moins n’arrivent pas à exploiter en leur faveur les nouvelles technologies informatiques. Le contexte politique y est sûrement pour quelque chose. On craint même que les politiques obsolètes mises en place depuis bien longtemps au défi des recommandations des professionnelles, conduisent à réduire le nombre des artistes en général. Selon un président d’une société d’auteurs, un des buts non avoué est d’affaiblir la gestion collective des droits des artistes, pour transférer aux opérateurs privés la manne de la diffusion numérique des œuvres, via Internet et les téléphones mobiles. Comment défendre les droits des artistes ? Se tourner vers la SACEM ? On dit de la SACEM que c’est devenu un vrai panier percé. Chaque année, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique (SACEM) récolte 760 millions d’euros pour les redistribuer. Certains ont mis le doigt sur une tuyauterie archaïque qui fuit de partout. Est-ce donc pour cela que l’ADAMI fait sa ronde publicitaire ?
Entre ADAMI et la SACEM ?
L’ADAMI, en fait, est organisé de la même façon que la SACEM. Administrée par et pour des musiciens, cette société civile pour l’administration des droits des artistes et musiciens-interprètes gère les doits de propriété intellectuelle. Par les temps qui courent, mieux vaut savoir se défendre. Et l’ADAMI, qui rencontrait hier des musiciens réunionnais, semble disposer de toutes les armes pour gérer au mieux les œuvres des artistes. Aujourd’hui, elle perçoit et répartit les droits de 100.000 comédiens, chanteurs, musiciens, chefs d’orchestre et danseurs, dont plus de 23.000 adhérents pour l’exploitation de leur travail enregistré. Elu pour 3 ans, son conseil d’administration, est composé de 34 membres, répartis en 3 collèges : dramatique ; les variétés, et le collège chefs d’orchestre et solistes de la musique, danse et chant. Ses missions s’apparentent à celles de la SACEM, c’est-à-dire gérer et répartir les sommes dues aux artistes-interprètes pour l’utilisation de leur travail enregistré, aider et soutenir la création artistique pour favoriser l’emploi des artistes, défendre et promouvoir les droits des artistes-interprètes à l’échelle nationale et internationale. Mais bon ! chacun est maître de son choix. L’ADAMI veut convaincre les artistes réunionnais, qui sont pour la plupart fidèles à la SACEM.
Bbj
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