Le spectacle de Pato “Ça tourne encore...” continue au Théâtre sous les Arbres

Allons écouter le cri de la Terre !

19 juin 2007

Pato a repris mardi dernier son spectacle insolite et touchant créé l’an dernier au Théâtre sous les Arbres du Port avec la Compagnie ACTA. Une création à partager chaque mardi jusqu’au 3 juillet.

Il y avait peu de monde mardi dernier au Théâtre sous les Arbres pour voir “Ça tourne encore...”, le “one man show” créé et joué par le mime, auteur et acteur Pato. Il est vrai que les médias n’en ont pratiquement pas parlé. Pourquoi ? Cela ne les intéresse-t-il pas ? Le cri de douleur lancé par la Terre aux humains qui la massacrent leur déplairait-il ?
En tout cas, il ne laisse pas indifférents les spectateurs qui viennent l’écouter, comme l’a encore montré le dialogue noué à la fin du spectacle entre Pato et le public. Celui-ci partage l’inquiétude et les souhaits de l’artiste lorsqu’il affirme que « notre avenir est assez compromis » et « si nous voulons que l’humanité survive, nous devons changer notre manière de vivre ».
On ne vous racontera pas en détail le déroulement de la pièce jouée par Pato. Avec ses divers talents et toute sa passion pour la Terre qu’il incarne pendant plus d’une heure, l’homme de théâtre exprime toutes les souffrances que subit une grande partie de l’humanité à travers celles que les plus riches infligent à notre planète.
« Vous m’avez tout soustrait, vous avez tout tiré de mes entrailles. Vous n’avez pas cessé de me détruire, de me diviser, de me commercialiser, de me prostituer. À cause de votre ego, vous avez même oublié que je suis vivante », lance Gaïa à ses occupants.
« Vous vous êtes créé des dieux afin de faire de vous les rois de la création - “God save the queen !” - pour mieux vous permette de me saccager. Au profit de qui ? Vous fabriquez des armes et vous vous faites des guerres. C’est humain ça...?! »
En entendant ces hurlements de tristesse et ces invectives, on ne peut que réfléchir : pourquoi l’histoire de la Terre et de l’humanité a-t-elle évolué de façon aussi dramatique jusqu’à aujourd’hui et de manière aussi préoccupante pour l’avenir ? Qui en est responsable ? Que faut-il faire et que pouvons-nous faire, chacun et ensemble, pour sauver la planète et l’humanité avec ?
« Heureusement qu’il vous reste l’amour », lance la Terre à ses habitants en guise d’espoir. Mais quel amour ? Et pour qui et pour quoi ? Allons voir sous les arbres du Port, avenue de la Commune de Paris, chaque mardi jusqu’au 3 juillet prochain, à partir de 20 heures 30 (Tél. : 0262-43-90 10). Et après, vous nous direz ce que vous en pensez.

L. B.


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