Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
100 noms pour le 10 mai avec la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise
10 avril 2010

Antônio Federico de Castro Alves est né à Fazenda, Cabaceiras, Curralinho, en 1847. Il est l’un des plus grands représentants du romantisme et de la poésie “condoreira”. Dans son écriture, il magnifie avec fougue l’amour charnel et la cause abolitionniste, à travers des textes lyriques et dramatiques.
De Castro Alves meurt très jeune, à 24 ans. La plupart de ses écrits ne seront publiés qu’après sa mort (“Espumas flutuantes”, 1870 ; “Gonzaga ou a revolucão de Minas”, 1875 ; “A cachoeira de Paulo Afonso”, 1876 ; “Vozes d’África” et “Navio negreiro“, 1880 ; “Os escravas”, 1883).
C’était un songe dantesque… le pont
Baigné de sang rougissait l’éclat des fanaux…
Tintement des fers… claquement du fouet…
Des légions d’hommes noirs comme la nuit
En une horrible danse !
Des femmes noires, tenant à leur sein
De maigres enfants, à la bouche noire
Arrosée du sang de leurs mères…
D’autres, jeunes, nues, épouvantées,
Dans ce tourbillon de spectres entraînées,
Angoisse et douleur vaines !
Antônio Federico de Castro Alves (Bahia) 1847-1871
Extrait de “Navire Négrier, chant IV”
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