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4 juin, parNos peines
100 noms pour le 10 mai avec la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise
1er avril 2010

La vie d’Aphra Behn, née Aphra Johnston en Angleterre en 1640, est peu connue. Ecrivaine particulièrement prolifique du XVIIe siècle, elle est pourtant la première femme à vivre de sa plume.
En 1688, elle publie “Oronoko, ou L’Esclave royal”. Une histoire vraie, l’histoire d’un Africain envoyé au Surinam comme esclave.
Oronoko est un prince qui refuse l’esclavage. Puni, il ne cède pas, gagne sa liberté, et retourne en Afrique. Sa noblesse de caractère force l’admiration d’Européens opposés à l’esclavage et contraste avec la brutalité des esclavagistes.
Le roman, fondé sur une réalité vécue par la narratrice, connaît un immense succès. Traduit en français en 1745, le récit aura une grande influence.
Pour la première fois, un premier personnage “noir” apparaît dans la littérature anglaise, sinon européenne.
“Oronoko” inaugure un genre littéraire politique où les contradictions profondes de l’esclavage telles qu’elles se posent en Europe sont mises pour la première fois en lumière dans un roman.
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