La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Journées du Patrimoine
16 septembre 2006

Avec la technique de performance interactive, l’artiste franco-suisse Nikunya offre l’opportunité au public de participer à la création d’une œuvre d’art collective au Musée Léon Dierx de Saint-Denis aujourd’hui (de 9h30 à 17h) et demain (de 12h à 15h30).
Dans le cadre des Journées du Patrimoine, le Musée Léon Dierx ouvre ses portes au grand public qui, en plus d’apprécier sa riche collection d’art moderne, pourra s’impliquer dans la création d’une œuvre d’art de presque 37 m2.
Grâce à la performance "Art-Re-Publique" qui sera mise en place cette fin de semaine par l’artiste Nikunya, avec la complicité des artistes réunionnais Alain Noël et Laurent Zitte, 157 personnes volontaires du public pourront laisser leurs traces et les inscrire dans le patrimoine réunionnais, sous la forme d’une œuvre d’art contemporaine.
Déroulement de l’action
À l’entrée du musée, une chaîne de 157 chaises conduit vers le fameux tableau "Touch me/Touch me not" de l’artiste Alain Noël, qui est allongé en face de son œuvre, en pyjama, et les bras tendus vers le ciel. Pas loin de là, Nikunya dessine avec ses doigts dans la paume des mains du public. Au fur et à mesure que les gens passent, on supprime les chaises. Chaque personne "touchée" par l’artiste avec de la peinture acrylique, imprime ses paumes sur un support de papier. À la fin, ce papier présentera d’un côté le titre d’une des œuvres de la collection donnée par Ambroise Volard et, de l’autre, l’impression des mains, sa signature, et celle de l’artiste Nikunya. Ensuite, l’artiste et photographe Laurent Zitte immortalise le visage de ces personnes.
Plus tard, toutes les images des paumes et les photos seront assemblées sous verre et exposées à l’intérieur du musée.
Pourquoi 157 ?
"Parce que cela correspond au nombre d’œuvres dont Volard a fait sa donation au musée, il y a juste 60 ans. C’était l’époque de la départementalisation, époque à laquelle ce musée a vécu une sorte d’émancipation", explique Nikunya pour nous rappeler qu’avec cette donation, ce musée traditionnellement colonial s’est transformé en musée d’art moderne. "Mon intention est de définir, avec cette action, la valeur du patrimoine et de la mémoire en général dans le Présent. Le Passé comme le Futur ne sont jamais existants. Il n’y a que le Présent qui existe éternellement", commente l’artiste.
Jany Leseur
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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