Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Victoire pour la reconnaissance de la culture du peuple réunionnais
18 avril 2024, par

A la demande d’enseignants estimant que la fresque de Meo au lycée de Vincendo n’avait pas sa place dans une école, le pôle « Valeurs de l’école de la République » a été saisi. Il a rendu son avis et le rectorat est allé dans le même sens : la fresque est conforme aux valeurs de l’école de la République. C’est une nouvelle victoire pour la reconnaissance de la culture du peuple réunionnais.
Cette reconnaissance avance, les idées du PCR ont largement imprégné la société réunionnaise. C’est ce qu’indique l’ampleur des soutiens à la fresque et le silence de ceux voici quelques années n’auraient pas manqué d’alimenter une polémique faisant croire qu’une telle oeuvre d’art était "séparatiste".
Au lycée de Vincendo, des enseignants assimilationnistes avaient lancé une polémique suite à la réalisation d’une fresque de l’artiste Meo couvrant un mur de l’établissement.
Ils demandaient que l’artiste la corrige. Ce qui dérangeait ses enseignants était le fait que sur le dessin, « Histoire de France » figurant sur la couverture d’un livre était barré avec « Zistwar La Rényon » écrit en dessous.
Cette fresque représente un enfant qui joue du maloya avec plusieurs expressions rappelant l’identité culturelle du peuple réunionnais comme « kréol nout lang ».
Les élèves ont soutenu l’artiste. Ils estiment en effet que l’histoire de La Réunion mérite aussi d’être enseignée à La Réunion et pas seulement l’histoire de France.
Des élus avaient également apporté leur soutien à la fresque.
Ce mouvement a montré combien les idées du Parti communiste réunionnais ont infusé dans la population. Avant le PCR, les Réunionnais n’étaient pas considérés comme un peuple, ils n’avaient pas d’histoire et pas de langue mais un patois selon le discours officiel de Paris et des assimilés.
La lutte pour la reconnaissance du peuple réunionnais est un des combats fondateurs du PCR. Avec les militants culturels, la bataille ne fut pas facile mais peu à peu les mentalités évoluent.
Désormais, la majorité des Réunionnais sont favorables au créole à l’école. Et aujourd’hui, aucune personnalité politique n’a osé soutenir le courant assimilationniste demandant la censure de la fresque.
C’est une nouvelle victoire pour la reconnaissance de la culture du peuple réunionnais. Cette reconnaissance avance, les idées du PCR ont largement imprégné la société réunionnaise. Mais cette affaire rappelle que la vigilance doit rester de mise face aux adeptes des combats d’arrière-garde.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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