Clôture du Festival du film d’Afrique et des îles

Au Palmarès : Mali, Egypte, Tunisie, Algérie, Madagascar...

15 octobre 2007

Lumières. C’est fini ! Le FIFAÏ 2007 a pris fin hier après une journée de projections gratuites et après l’attribution des Prix, samedi soir, par les trois jurys (fiction, documentaire et jeunesse), lors d’une soirée à laquelle participait le Maire du Port, Jean-Yves Langenier, qui a remercié chacun des participants et invités de cette édition 2007.
Vincent Garrigues et Julienne Salvat, les deux maîtres de cérémonie, ont eux aussi remercié les 9 réalisateurs et 2 producteurs qui avaient pu faire le déplacement - dont 4 femmes réalisatrices, deux d’entre elles ayant spontanément rejoint le Festival à leur frais.
Daddy Youssouf Ruhorahoza, producteur rwandais qui devait accompagner l’étonnant film “Munyurangabo”, de Lee Isaac Chung, sur les possibilités du pardon au Rwanda de l’après génocide, a finalement été stoppé à Maputo.
Quelques invités avaient dû partir avant la fin - notamment Euzhan Palcy, appelée aux Etats-Unis par son prochain film -, et c’est ainsi que Jihan el Tahri (France/Egypte) et Ahmed Zir (Algérie) recevront plus tard le Prix et la bourse qui leur ont été attribués.

Le Palmarès rendu public après une soirée musicalement chauffée par les Ti’Tann maloyèr du Port et Donnadieu Thomas a attribué le Prix jeunesse (1.000 euros) - sur une sélection de 5 films - à la création de Michel Jaffrenou sur les musiques du Mali, “Desert blues ”(60’). Les collégiens, épaulés par la Jeunesse et Sports - Serge Fabresson étant président du jury - ont dit avoir apprécié « la musique et les effets spéciaux » ainsi que « le thème du vivre ensemble en étant différents ».
Le jury Documentaire, présidé par le producteur mozambicain Pedro Pimenta, a attribué son Prix à “Cuba, une odyssée africaine”, un film exceptionnel de qualité et de rigueur, en deux parties (2 heures) de Jihan El Tahri, réalisatrice franco-égyptienne, repartie malheureusement très tôt la semaine dernière en Afrique du Sud, pour les besoins de sa prochaine production : un documentaire sur “l’Histoire secrète de l’ANC” qui va lui donner, on s’en doute, bien du fil à retordre. « Cuba, par comparaison, c’était une partie de plaisir », a-t-elle téléphoné aux organisateurs du Festival dès son arrivée. Co-produit par la chaîne Arte, “Cuba, une odyssée africaine” est disponible dans sa version intégrale (3 heures) chez Arte-vidéo.
Le même jury a décerné une “mention spéciale” à “Revolutionary Love Life”, du réalisateur sud-africain Riann Hendricks (48’).

Quant au jury Fiction que présidait la Guyanaise (britannique) June Givanni, il avait dans sa sélection 6 films, tous de grande qualité cinématographique, et le Prix (1.500 euros) est allé au film tunisien, “Bab Aziz, le prince qui contemplait son âme”, de Nacer Khemir (96’), une très belle rêverie sur les derviches soufis du désert, dont la re-projection a mis fin à la soirée. Dans un communiqué, le délégué général, Alain Gili, signale que « deux bourses du festival sont prévues, avec Jeunesse et Sport : l’une pour Ahmed Zir, l’autre - qui sera attribuée ultérieurement - pour un jeune réalisateur malgache ».
Le festival a également salué la présence de deux directeurs de festivals de la région. Jean-André Viallat, Directeur du Centre Charles Baudelaire, à Rose-Hill (Maurice), prépare pour la fin novembre 2007 le festival Ile-court, une manifestation dédiée aux courts-métrages de l’Océan Indien, avec le concours du très talentueux réalisateur mauricien David Constantin, présent chez nous dans le FIFAI 2006.
Quant à Pedro Pimenta, venu du Mozambique, il anime dans son pays un festival international du documentaire, Docadéma, dont les prochaines éditions feront parler d’elles - il faut le souhaiter - jusqu’ici.
Julienne Salvat, qui tient à jour le calendrier républicain des îles, a pris congé de la manifestation du 21 vendémiaire An CCXV, en donnant rendez-vous au public pour la prochaine édition.

P. David


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Témoignages - 82e année


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