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Culture et identité
19 avril 2007

Avec plus de 120.000 illettrés, La Réunion doit compter sur toutes les initiatives. L’Association pour le développement de la lecture et de l’écriture, basée à l’Entre-Deux, ouvre une belle piste : transmettre l’amour de la lecture et l’envie d’écrire. Et si les médias se montraient solidaires ?
Hélène Navarro, Présidente de l’association, s’attelle à faire progresser la lecture. Son association intervient auprès de petits et grands pour que la lecture progresse. Dans un monde tourné presque exclusivement vers les nouvelles technologies, il existe encore ce paradoxe incompréhensible de l’illettrisme. Enfin, des citoyens s’activent pour aider, à leur échelle, des personnes désireuses de renouer ou de découvrir les vertus de la lecture et de l’écriture.
Depuis sa création voilà 4 ans, cette association s’est tournée vers les parents. Il est vrai qu’il importe de conforter les jeunes dans leur désir de progresser, mais pour Hélène Navarro, il primait d’aller vers les adultes aussi. L’école n’est pas le seul garant de l’éducation de nos enfants. Les parents doivent savoir jouer leur rôle. « Nous disons que si les enfants ont des difficultés, il faut que nous aidions les parents à comprendre ce que l’on demande à un enfant dans le cadre de l’apprentissage. Notre objectif est de former et d’informer », déclare Hélène Navarro.
Le samedi matin, l’association accueille des parents, une dizaine. D’un autre côté, des séances d’information via des conférences sur des sujets permettent de faire le point sur les interventions parentales dans la vie scolaire de leur enfant.
Action citoyenne
L’Association pour le développement de la lecture et de l’écriture propose un parcours individualisé pour tous les parents désireux de se remettre à niveau. Durant toute une année, elle suit donc des parents, le plus souvent des mères d’ailleurs, pour des cours, allant de l’orthographe aux mathématiques. Mieux lire, mieux écrire, s’exprimer en français, bref, l’association redonne goût à l’apprentissage. Et il en découle sûrement une meilleure prise en compte de l’apprentissage de l’enfant. C’est en quelque sorte une école des parents que l’association développe, avec ses moyens. Voilà une action à encourager, à travers toute La Réunion. Cela servirait sans nul doute à faire reculer l’illettrisme, et impliquer davantage les parents à s’occuper de la scolarité de leurs enfants, malheureusement pour certains, abandonnés à la terrible logique de l’échec scolaire. Pourquoi ne pas développer le concept “populaire” d’une école des parents ? Un peu comme a entrepris de faire l’Association Réunionnaise d’Éducation Populaire (AREP) lors de sa création, et tant d’autres associations à but caritatif. Espérons que les décideurs du pays sauront entendre cette initiative et l’encourager par des actes de soutien.
Promotion de la création réunionnaise
Outre les activités de lecture et d’écriture et de médiations parents-écoles, l’association s’engage à encourager les jeunes talents, en leur proposant un concept d’atelier d’écriture allant vers une meilleure connaissance du patrimoine littéraire local. Cette année, elle organise 3 ateliers, dont un s’est déjà tenu à Saint-Philippe le week-end dernier. En compagnie de Bernadette Thomas, auteur de 2 romans, les participants de l’atelier ont pu découvrir la soif d’écrire d’une artiste, et s’approprier le plaisir de noircir la page. Le thème était certes tout indiqué. Le volcan gronde les populations du Sud Sauvage. Les scripteurs ont donc pu travailler autour de cette nature terrifiante. Après Bernadette Thomas, ce sera Yves Manglou qui partagera sa passion d’écrire. On pressent aussi l’écrivain Anne Cheynet pour la tenue d’un atelier. Bref, écrire en créole, en français, un roman, un poème, ou encore une nouvelle. Peu importe. Pourvu que l’envie d’écrire soit là. Les médias sont aussi appelés à apporter leur soutien, en valorisant les écrits des stagiaires. Tous les journaux sont interpellés. Avez-vous de la place pour promouvoir l’écriture locale ?
Babou B’Jalah
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Messages
19 avril 2007, 12:37, par Patrick Clotagatilde/potographe encadreur
Lamour de l’ecriture, je crois en effet que je suis tomber dedans quand j’ai été petit. Car ma mère elle même possède la collection de Fantômas que j’ai adoré par dessus tout. Pa contre je ne savais pas qu’il y avait autant de personne qui n’ont pas cette faculté de lire à la réunion. Et pour celles et ceux qui ont envie de s’évader, j’ai moi même quelques manuscrit sur la science fiction(4). Je compte dédicacé bientôt, je ne manquerais pas de vous faire connaître la date. Pour me trouver, Taper juste Mon nom. Clotagatilde dans google.
20 avril 2007, 21:13
La maîtrise de la lecture ne résulte pas d’un enseignement, comme les mathématiques ou la musique, mais d’un apprentissage naturel, comme la parole. Elle résulte en effet d’une faculté propre à l’être humain, et qui lui est exclusive. Un enfant apprend en effet àlire comme il apprend à parler, de manière très naturelle... à la condition qu’on lui en donne l’occasion !
Des recherches scientifiques très sérieuses (et d’ailleurs déjà anciennes) ont démontré que l’âge optimal pour débuter se situe entre 1 et 5 ans. Encore faut-il croire aux potentialités intellectuelles du jeune enfant, qui sont immenses.
Ceux que ce sujet intéresse peuvent consulter les sites :
http://perso.orange.fr/range
http://ialfi34.free.fr
et/ou le groupe de discussion http://fr.groups.yahoo.com/group/lecture-precoce/