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Début du Sakifo Festival à Saint-Leu
1er août 2007

Sakifo, c’est parti. Dès ce soir, avec Davy Sicard, Ismaël Lo et Ayo à la Ravine Saint-Leu. Un beau trio, si beau qu’il n’y a plus de places depuis deux bonnes semaines. Plus la peine de se précipiter donc... Mais on ne résiste pas à présenter cette jeune artiste, qui rend visite au public réunionnais pour la première fois, Ayo. « Une voix multiculturelle », qui a déjà conquis le public.
La Germano-nigérienne évolue dans un style très personnel mêlant de multiples influences pour un rendu qui se pose comme une fusion de la musique populaire. Ayo, traduction Yoruba de son prénom Joy (joie), voit le jour le 14 septembre 1980 d’un père nigérian et d’une mère allemande d’ascendance tsigane. Très jeune, elle est amenée à vivre au Nigeria auprès de sa grand-mère, mais ses parents préfèrent la faire revenir en Allemagne craignant un poids trop fort des traditions. Cette multi-culturalité est comme une annonce de ce que va être la musique de la chanteuse : un brassage musical aux couleurs du reggae, de la pop ou encore de la musique traditionnelle africaine... A l’âge de 6 ans, elle va commencer à apprendre le violon, le piano et la guitare sous l’influence de son père, véritable fan de musique, qui lui fera découvrir des artistes aussi variés que Fela Kuti, King Sunny Adé, Pink Floyd ou Bob Marley.
Jeune adulte, elle décide de partir à l’aventure des clubs dans le monde (Paris, Londres ou New York). Rapidement, elle se fait un nom dans un milieu qui reste d’abord underground. Ayo se fait remarquer à Paname en montant sur scène chanter avec Cody Chesnutt. Avant de sortir un premier album ("Joyful") en 2006 qui va lui ouvrir les portes de la notoriété et des salles plus conséquentes. Un album enregistré dans les conditions live, marqué par Donny Hathaway et Jimmy Cliff. « Le live, c’est là que je me sens le mieux, explique t-elle, que tu sois seule ou accompagnée d’un groupe, tu ne peux pas mentir ».
Dans ces chansons douces-amères, Ayo se nourrit de son vécu, de ses ruptures, avec le Nigeria quand elle était enfant, et avec sa mère, lorsqu’elle vit avec son père, sa sœur et ses frères. Ayo est une nomade dans l’âme. Entre l’Allemagne, le Nigeria, Londres, New-York, elle a sans cesse déménagé pour mieux trouver son style artistique. « J’ai sans doute un naturel bohème, un style de vie nomade. Ne pas avoir de pays, c’est être libre », estime-t-elle.
A Londres comme à Paris, une ribambelle de demandes de featurings sur différents projets sont en attente de sa voix et de ses charmes... Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout le monde parle de cette charmante silhouette aux réminiscences très personnelles de soul music, de chanson et de reggae.
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