Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Un anniversaire à trois chiffres…
31 juillet 2017

11 heures à Commune Bègue, Sainte-Suzanne, dans une petite allée menant à son domicile, Marie Céliane Boyer attend fièrement M. le Maire. Du haut de ses 100 ans, entourée de ses filles, ses petits-enfants et arrières petits-enfants, elle s’empresse de saluer chaleureusement Maurice Gironcel et profite pour remercier tous les amis et proches venus lui souhaiter un bon anniversaire.
Souriante et boutentrain, Céliane est une force de la nature. Native de la Chaloupe Saint-Leu, elle décide de partir pour la Métropole et y vivra pendant plus de vingt ans. De retour dans son île, elle vient s’installer à Commune Bègue et y mène depuis une vie paisible entourée de ses enfants.
Une vie, pas de tout repos, nous confie-t-elle. Le décès de son mari en 1972 aura été un tournant dans sa vie : « depuis que li lé parti, lé té pas facile, mais li la donne à mwin la force de continuer… » Femme courage et dynamique, elle a travaillé dans les champs de géraniums à la Chaloupe Saint Leu « J’ai défoncé les arbres, j’ai brulé les acacias pour faire essentiellement de la production de géranium, c’était pas un métier facile, je me souviens encore de la pénibilité du métier, à force de jouer du sécateur mes doigts i ressemblaient plus à rien, nous raconte-t-elle.
Aujourd’hui, avec ses 100 ans, Marie Céliane est pimpante, du bout des ongles jusqu’aux bijoux pour accessoiriser sa tenue. D’ailleurs, elle en profite pour taquiner ses arrières petites-filles « komé-la toutes les jeunes filles néna des faux ongles, regarde les miens, lé grands et naturels lé pa en plastique comme les vôtres ! » Une mamie proche de ses arrières petits-enfants et qui le lui rendent bien. « De ne pas avoir de leurs nouvelles durant la semaine, la contrarie énormément », nous précise l’une de ses filles « Si de temps en temps elle a du mal à reconnaître ses petits-enfants, néanmoins, elle se souvient parfaitement de chaque prénom de ses arrières petits-enfants, ce sont eux son oxygène, elle se sent bien en leur compagnie, c’est une arrière-grand-mère bienveillante ».
Toute la famille était réunie à Commune Bègue pour fêter dignement cet anniversaire à trois chiffres. Maurice Gironcel, après avoir félicité et trinqué en l’honneur de Marie Céliane, lui a témoigné son émotion : « C’est un événement qui n’arrive pas tous les jours. J’espère vous voir dans un an et puis deux et puis trois etc. ». L’heureuse centenaire a acquiescé d’un large sourire « Ah oui M. Gironcel, mi espère bien voir à a ou l’année prochaine, ou sera le bienvenu, et d’ailleurs mi remercie a ou d’être venu aujourd’hui, y fé à mwin plaisir ! »
Rendez-vous est donc pris !
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