Culture et identité

« C’est qui mon voisin » : essai sur l’immigration mahoraise à La Réunion

Parution

Témoignages.re / 12 septembre 2018

Andinani Saïd Ali, ancien président de la Maison de Mayotte à La Réunion, vient de publier un ouvrage aux éditions « Jets d’encre » dont voici la présentation.

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A La Réunion, 2,5 % de la population est d’origine mahoraise. Or, loin d’être intégrée, cette minorité est difficilement tolérée, voire rejetée par des Réunionnais qui ne la comprennent pas. Mais, être Mahorais, qu’est-ce que c’est ?
Origines, traditions, comportements, Andinani Saïd Ali livre dans cet essai une analyse fine et lucide d’une diaspora mahoraise en pleine crise identitaire puis propose solutions et conseils aux Réunionnais comme aux Mahorais, pour faciliter leur intégration.

Andinani Saïd Ali est né en 1963 à Mamoudzou. À 21 ans, il immigre à la Réunion où il finit ses études puis exerce divers métiers. Au fil du temps, il devient formateur en langue, informateur social et expert en interprétariat, langues mahoraise et comorienne, auprès des instances judiciaires et sociales de la Réunion. Militant associatif aguerri, il assure, entre autres, la présidence de la Maison de Mayotte à La Réunion. Depuis 2012, de retour à Mayotte, il travaille à la Direction des Affaires Européennes et de la Coopération Régionale au sein du Conseil Départemental.

Extrait

« Mais il reste encore beaucoup de Réunionnais qui ont du mal à accepter les Mahorais. En effet, ils comprennent mal certains de leurs comportements, comme la pratique de leur religion, leurs habitudes vestimentaires, voire même leur nourriture ; ils prétendent par ailleurs que nombre d’entre eux ne font aucun effort pour s’intégrer et s’adapter aux manières réunionnaises et qu’ils n’ont pas d’hygiène. On les accuse en fait de la plupart des maux de la société réunionnaise. On les considère même, dans certaines administrations, comme des étrangers ou des Français vraiment très à part. »