Culture et identité

Célébration réunionnaise de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition

Ce dimanche 23 août à Ravine-a-Jak

LB / 22 août 2020

Ce vendredi 21 août à La Grande Chaloupe, le Komité Éli, présidé par Yvrin Rosalie, a tenu une conférence de presse sur la cérémonie qu’il organise dans le cadre de la célébration réunionnaise de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. Cette 10e édition de cet événement se déroulera ce dimanche 23 août à Ravine-a-Jak, près de La Grande Chaloupe en direction de Saint-Denis.

JPEG - 150.5 ko
Yvrin Rosalie entouré de plusieurs militant(e)s du Komité Éli et d’autres partenaires de cette célébration.

Voici le programme de cette célébration :
• 8h : accueil et présentation de la journée
• 9h : hommage à la mer
• 10h : visite guidée avec Laurent Hoarau, historien
• 11h : hommage à la stèle et conférence-débat (ronn kozé)
• 12h : pique-nique partage musical.

Voici le sens de cette célébration (Source UNESCO) : « La Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition est commémorée le 23 août de chaque année. Cette Journée vise à inscrire la tragédie de la Traite dans la mémoire de tous les peuples. Conformément aux objectifs du projet interculturel « La route de l’esclave », elle doit être l’occasion d’une réflexion commune sur les causes historiques, les modalités et les conséquences de cette tragédie, ainsi que d’une analyse des interactions qu’elle a générées entre l’Afrique, l’Europe, les Amériques et les Caraïbes.
La Directrice générale de l’UNESCO invite les Ministres de la culture de tous les États membres à organiser des actions en associant l’ensemble des populations de leurs pays et en particulier les jeunes, les éducateurs, les artistes, les intellectuels mais aussi les sportifs et la société civile.
Les premières commémorations de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition ont eu lieu dans plusieurs pays, notamment le 23 août 1998 à Haïti et le 23 août 1999 à Gorée au Sénégal. Des manifestations culturelles et des débats sur la traite négrière ont été également organisées. En 2001, le Musée de l’étoffe de Mulhouse (France) s’est associé à la commémoration en organisant un Atelier présentant des tissus appelés « Indiennes de Traite » utilisés comme monnaie d’échange pour l’achat d’esclaves aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Par la circulaire CL/3494 du 29 juillet 1998 du Directeur général de l’UNESCO aux Ministres de la culture, tous les États membres sont invités à organiser des manifestations le 23 août de chaque année ».

Dans cet esprit, Yvrin Rosalie a commencé la conférence de presse en déclarant : « Nou lé touzour dan la rézistans pou la liberté kom nout zansèt. Nou larg pa ! ». Plusieurs militant(e)s du Komité Éli et d’autres partenaires ont pris aussi la parole pour souligner l’importance de cette célébration afin de cultiver notre mémoire historique réunionnaise et plusieurs intervenants ont regretté que « des politiciens et des journalistes divisent les Réunionnais ». Ils ont plaidé pour l’union du peuple réunionnais et l’historien Philippe Bessière a diffusé le texte adressé le 20 août aux collectivités réunionnaises par plusieurs associations culturelles sous le titre ‘’Laproptaz nout péi’’ (contact : laproptaznoutpei@gmail.com).

L.B.