Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Année des échanges entre les peuples Chine-Afrique
13 janvier, par

La Chine et l’Afrique ouvrent en 2026 une nouvelle phase de leur partenariat à travers l’Année des échanges entre les peuples. Héritiers de liens anciens remontant aux voyages de Zheng He, les deux continents renforcent aujourd’hui leur coopération culturelle, scientifique et économique. Fondé sur le respect, le dialogue et l’égalité, ce partenariat vise un développement partagé et une meilleure compréhension entre les civilisations.
Photo : La cérémonie de lancement de l’Année 2026 des échanges entre les peuples Chine-Afrique s’est tenue au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, le 8 janvier 2026. (Xinhua / Han Xu)
En 2026, la Chine et l’Afrique ouvrent un nouveau chapitre de leur relation à travers l’Année des échanges entre les peuples Chine-Afrique. Placée sous le thème « Consolider l’amitié de tous les temps et poursuivre le rêve commun de la modernisation », cette initiative vise à renforcer la compréhension mutuelle, à rapprocher les sociétés civiles et à ancrer un avenir partagé fondé sur le respect et la coopération.
Partenariat sino-africain fondé sur l’égalité et la réciprocité
Dans un monde marqué par de profondes transformations, le dialogue entre civilisations devient un levier essentiel pour un développement harmonieux. Bernard Shamlaye, ancien ministre des Seychelles, rappelle que chaque pays doit suivre sa propre voie tout en coopérant avec les autres : « Il ne doit pas y avoir de choc des civilisations, mais un apprentissage mutuel. » Cette vision s’est retrouvée au Forum des médias et des groupes de réflexion du Sud global, tenu en Afrique du Sud en 2025, où experts et dirigeants ont souligné la nécessité d’un partenariat sino-africain fondé sur l’égalité et la réciprocité.
Les liens entre la Chine et l’Afrique s’enracinent dans une histoire ancienne. Dès le XVe siècle, les flottes de Zheng He sillonnaient l’océan Indien, atteignant les côtes de l’Afrique orientale. Ces expéditions, pacifiques et commerciales, ont laissé une empreinte durable, comme en témoignent les cartes anciennes, les archives et les vestiges archéologiques découverts au Kenya et en Tanzanie. Porcelaines chinoises, soieries et routes maritimes illustrent un passé d’échanges culturels et économiques bien antérieur à l’époque coloniale.
Aujourd’hui, cette histoire se prolonge dans des projets tournés vers l’avenir. À Kilwa Kisiwani, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, un port de pêche moderne construit avec l’aide chinoise relie symboliquement la mémoire des anciennes routes maritimes aux ambitions de développement de la Tanzanie. Pour les historiens locaux, cette continuité reflète une relation fondée sur la paix, le commerce et le respect mutuel.
La coopération s’étend également au domaine scientifique et culturel. Des projets archéologiques conjoints entre la Chine et le Kenya renouvellent la compréhension des origines humaines, tandis que des partenariats dans la botanique, les énergies renouvelables, les infrastructures ou l’aérospatial renforcent les capacités technologiques africaines. Ces échanges favorisent une approche plus inclusive de la connaissance, rompant avec une vision centrée sur l’Occident.
Dans un monde pluriel, la Chine et l’Afrique défendent une vision fondée sur l’unité dans la diversité. Le dialogue entre civilisations, mis à l’honneur par la Journée internationale du dialogue en 2025, apparaît comme un chemin vers la paix et la prospérité partagée. En conjuguant héritage historique et coopération moderne, le partenariat sino-africain façonne ainsi un avenir commun ancré dans la compréhension, la solidarité et le progrès.
M.M. avec Xinhua
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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