cinéma

27 décembre 2006

Souris City - Flushed away
Film d’animation de Sam Fell.

Synopsys...
Roddy est un rat des beaux quartiers qui habite une luxueuse résidence de Kensington. Lorsque Syd, un vulgaire rat d’égout, remonte par l’évier et prétend s’incruster dans son paradis, Roddy tente de l’évacuer en l’attirant dans les WC. Mais Syd n’est pas si bête, et c’est le rat-finné Roddy que le tourbillon de la chasse aspire et expulse dans les égouts !
Dans cet univers haut en couleur, Roddy fait la
connaissance de Rita, une dynamique fouille-poubelles. Pressé de regagner ses appartements, Roddy requiert ses services, mais Rita insiste pour être payée d’avance, et notre "hé-rat" n’en a pas les moyens.
Ses ennuis ne font d’ailleurs que commencer, car l’infâme Crapaud a chargé ses rats de main de les refroidir. Lorsque les deux balourds se plantent lamentablement, Crapaud appelle à la rescousse son cousin français, le redoutable mercenaire La Grenouille...

Bonus
Les dessous de Londres

“Souris City” se déroulant en partie dans les égouts, les créateurs du film ont décidé d’aller étudier les dessous de Londres afin d’y glaner des informations : « En fait, il n’y avait rien à voir, et rien qui puisse nous inspirer dans ce grand vide », raconte, amusé, David Bowers. Nous avons demandé aux égoutiers s’ils y rencontraient parfois des rats. « Non, ils ne descendent pas aussi bas. Pas de rat dans le coin ». Seule consolation : la belle architecture victorienne du site et de magnifiques murs de briques que le chef opérateur s’empressa de photographier.

Jean Reno omniprésent
En version originale comme en version française, c’est Jean Reno qui prête sa voix au Crapaud : « Ce n’est pas l’archétype du Français, mais c’est un méchant très typé, haut en couleur, avec quelques traits spécifiquement gaulois, comme son rapport à la nourriture et aux filles », explique-t-il. Le réalisateur David Bowers a tenu à souligner le sens de l’humour de l’acteur : « Cela fait des milliers d’années qu’Anglais et Français s’envoient des vannes, mais le film contient certains petits gags que nous hésitions à proposer à Jean. Lui, en revanche, n’y a pas vu la moindre objection... »

Lu dans la presse
“Première” - Christophe Narbonne

On espérait une œuvre essentielle, on se contentera d’un divertissement haut de gamme.

Conseils de spectateurs
Avec une association pareille, on ne pouvait avoir qu’un film génial ! Ardman à qui on doit les géniales pattes à modeler “Wallace et Gromit”, qui travaille avec les qéniaux animateurs de chez Dreamworks, c’était une idée... de génie ! Le film merveilleux graphiquement est drôle à souhait avec des clins d’œil partout. A voir et même à revoir et surtout en VOST car l’accent français forcé de Jean Réno est à mourir de rire.


Cœurs
Film de Alain Resnais avec Sabine Azema, André Dussollier, Isabelle Carré, Laura Morante

Synopsis...
Thierry, agent immobilier, se donne beaucoup de mal pour trouver un appartement à Nicole et Dan, un couple de clients difficiles.
A l’agence, Charlotte, sa collaboratrice, lui prête la cassette d’une émission qu’elle adore, un programme de variétés religieuses dont la vision troublera fortement Thierry.
La sœur cadette de Thierry, Gaëlle, recherche secrètement l’amour, allant même jusqu’à recourir aux petites annonces.
Dan, militaire de carrière expulsé de l’armée, passe ses journées dans le bar d’un hôtel où il confie ses mésaventures à Lionel, le barman.
Pour assurer son service du soir, Lionel fait appel à une assistante à domicile bénévole pour s’occuper de son père, Arthur, un vieil homme malade et colérique. C’est Charlotte qui se présente.
Et ainsi, le mouvement d’un personnage peut bouleverser le destin d’un autre sans pour autant le connaître, voire même le rencontrer...

Bonus
Lionel vu par Arditi
Pierre Arditi parle de son personnage, Lionel, situé sur le versant le plus mélancolique du film : « Je pouvais le jouer en allant vers la comédie, mais ce n’est pas la tessiture que Resnais m’a demandée. Il fallait que je sois une sorte d’éponge des autres dont on ne sait pas très bien ce que ce personnage en retire, ce qu’il en pense, de quelle manière il s’en nourrit. On ne sait rien de sa faculté à subir, à digérer les confidences qu’il reçoit ou à rester complètement extérieur à tous les personnages qui se livrent. Jusqu’au moment où lui-même ne peut plus contenir cette plaie qu’il ferme depuis des années et qui s’ouvre et saigne brusquement. Or, si j’avais été dans une voie différente, je ne suis pas absolument certain que la confession de Lionel, l’ouverture de son âme, aurait eu ce poids. Car c’est à ce moment-là que le film vire de bord. Je l’ai vu à la projection de Venise ; les gens étaient très concentrés. À un moment donné, il y a une espèce de chape après le monologue de Lionel, et le film prend sa tessiture définitive ».

Lu dans la presse
“Le Journal du Dimanche” - Danielle Attali
Dans “Cœurs”, Alain Resnais, magistral, enchaîne les tableaux avec autant de précision que d’élégance et de maîtrise dans une valse de sentiments.

Conseils de spectateurs
Un grand moment de cinéma. Alain Resnais au sommet de son art. Malgré un sujet difficile sur la solitude (ne pensez pas sortir de la salle avec la patate), la mise en scène est magistrale. Les personnages sont complexes et bien interprétés.


Madame Irma
Comédie de Didier Bourdon avec Didier Bourdon, Pascal Légitimus, Cédric Chevalme

Synopsis...
Francis menait une confortable vie de cadre supérieur, jusqu’à ce que la chef manager de sa maison mère américaine décide d’éjecter tout le monde. Pour ce quarantenaire, c’est un tel choc qu’il n’ose même pas l’avouer à sa jeune femme, Inès.
Désemparé et seul, Francis échoue chez une voyante qui, à défaut de lui apporter des réponses, va lui donner une idée...
Après avoir tenté en vain de se retrouver une situation, poussé par l’obligation de maintenir le train de vie familial, Francis se décide à devenir voyante. Bien que Ludovic, son ami d’enfance, tente de l’en dissuader, il se documente et invente le personnage de Madame Irma. Chaque jour, dans sa caravane, déguisé des pieds à la tête, il écoute et conseille toutes sortes de gens. Les affaires marchent bien, mais au-delà de cela, Francis redécouvre ce qu’il avait perdu depuis longtemps : le goût de vivre et des autres.
Reste un énorme problème : Inès et ses proches ignorent tout de sa double vie. Entre Ludo, qui sent la catastrophe arriver, le bistrotier qui s’intéresse à Madame Irma, et Inès qui s’inquiète pour son couple, Francis va se retrouver dans des situations que même la plus grande des voyantes n’aurait pu prédire...

Bonus
Un écho humain
Didier Bourdon évoque le scénario de Madame Irma : « Sur l’idée de départ, il fallait encore énormément travailler pour construire une histoire solide avec des personnages qui existent. En effet, si le pitch était séduisant, il ne fallait pas non plus que ce soit gratuit. Il ne s’agissait pas de se mettre une perruque, du rouge à lèvres et d’en faire des tonnes ! Il fallait que cette bonne idée soit valorisée dans un contexte réaliste, concret qui trouve aussi un écho humain. Nous avons mis un peu plus d’un an à finaliser le scénario ». Le co-réalisateur Yves Fajnberg poursuit : « On ne pouvait pas faire une heure et demie avec un type de 45 ans déguisé en voyante ! Cette situation, aussi drôle soit-elle, devait découler de quelque chose de plus profond, de plus humain, et je crois que cet aspect-là intéressait particulièrement Didier parce qu’au-delà de l’humour qu’on lui connaît, cela allait aussi lui permettre d’exprimer autre chose. Il allait pouvoir ajouter l’émotion à la comédie ».

Les retrouvailles avec Yves Fajnberg
“Madame Irma” marque la seconde collaboration de Didier Bourdon avec Yves Fajnberg. En 2005, Fajnberg dirigeait Bourdon dans la comédie “Vive la vie”, dont ils signaient tous deux le scénario. Sur “Madame Irma”, les deux hommes travaillent de concert à la réalisation. Didier Bourdon évoque leur relation sur ce nouveau projet : « Nous avons mis un peu plus d’un an à finaliser le scénario. Un temps de recul était nécessaire entre chaque étape. Je me suis rapidement rendu compte de ce qu’allait exiger le rôle et j’ai décidé de ne pas réaliser ce film seul. Il m’était impossible d’être partout à la fois. J’avais besoin d’être épaulé. Yves Fajnberg est arrivé. Notre collaboration est remarquablement efficace et nous nous entendons très bien. Il m’a apporté un regard extérieur précieux et a été un relais vis-à-vis de l’équipe ».

Lu dans la presse
“Paris Match” - Alain Spira
Cette comédie a un mal fou à démarrer, enlisée dans une interminable première partie. Les choses s’arrangent ensuite et la prestation de Didier Bourdon finit par emporter la mise, mais de justesse.

Critiques de spectateurs
Bon d’accord, il manque un des inconnus, mais il n’empêche que l’on retrouve l’humour du trio tout au long du film. Côté acteur, chapeau bas à Didier Bourdon déguisé en femme. Si vous aimez les Inconnus, vous serez plié du début à la fin... mais pour les autres, vous risquez de vous ennuyer.


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