La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Théâtre Les Bambous
16 septembre 2006

Notre Tantine Zaza nationale, seule blueswoman crédible, dit-on en France, et la lyrique Marie-Ange Démon de Léda Atomica Musique qui nous vient de la ville phocéenne vous donnent rendez-vous les mardi 19 et mercredi 20 septembre pour un concert inédit.
Entre déclamations, chansons à texte, la musique prend tout son sens. Les notes sont universelles, purement inventées ou issues de la tradition, elles poétisent sur la partition, parlent. L’imagination musicale se livre, s’intègre à la notion de la rencontre. Des hommes et des femmes se surprennent. À chacun ses différences. La diversité culturelle en est une ? Du rock avant-gardiste proposé par Phil Spectrum au maloya endiablé de Françoise Guimbert, les styles s’unissent pour un concept déchaîné, une approche artistique sans complexe culturel. Une voix originale baroque’n’roll sur du ragga-fonnkèr de Françoise Mancy (oups ! ragga-poème), reggae, variétés françaises, textes engagés, romantiques ou des histoires midinettes, petites bourgeoises, toujours complètement “déboulonnées”. Les ingrédients de l’art de la rencontre musicale, que dis-je, poétique, sont réunis pour un spectacle d’enfer, comme pour le ragga des sibylles, diseuses de maux sorciers, enchanteresses même. Le concept est inclassable. Donc innovant. Un spectacle à découvrir absolument au Théâtre Les Bambous, le 19 septembre, et au Séchoir (Saint-Leu) le mercredi. Séance ouverte à 20 heures 30.
"La musique n’a pas de frontières"
Cette création sautera la mer. De La Réunion à Marseille pour finir en beauté à Africolor à Paris, les Déchaînées ne manqueront pas de surprendre les spectateurs. Et Françoise Guimbert de l’assurer : "Tout est en place. Ce sera un super moment de musique que nous allons passer avec les spectateurs". Et, de la musique créée du concept novateur proposé à l’artiste bénédictine, elle en pense quoi, Tantine Zaza ? "C’est un mélange intéressant, original sur le plan musical, mais aussi par la rencontre humaine. J’ai rencontré Marie-Ange Démon, de Léda Atomica Musique en 2004, lors d’un festival aux Bambous. De cette rencontre est née cette résidence. Disons, c’est un zanbrokal entre le Théâtre Les Bambous, Léda Atomica Musique et moi", répond-elle. Et de prévenir : "Ceux qui connaissent Françoise Guimbert seront surpris, ils verront une nouvelle Tantine Zaza. La musique n’a pas de frontières". Afol pa ! on sera là pour franchir ces frontières incertaines. Alors, à mardi, à Saint-Benoît.
P. Julie
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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