« Sans le Parti communiste, il n’y aurait pas de Chine nouvelle »
3 juillet, par105e anniversaire du Parti communiste chinois
Après le vote de la loi sur la protection et la promotion des langues régionales
13 avril 2021, par

La loi votée jeudi par une majorité de députés dont Nathalie Bassire, Karine Lebon et Philippe Naillet pour La Réunion ouvre de nouvelles perspectives dans la lutte contre l’échec scolaire et donc pour la promotion de la jeunesse réunionnaise. En légalisant le créole comme langue d’enseignement et en faisant de cet enseignement un droit, la loi montre la possibilité d’une école réunionnaise.
Un pays, une histoire, une langue : ces trois mots constituent ce qui est indissociable de l’existence d’un peuple. La Réunion est une île au milieu de l’océan Indien, à 200 kilomètres de la terre la plus proche. Les recherches font état d’une histoire propre à La Réunion. Il s’avère également que sur cette terre isolée, des immigrés venus de plusieurs foyers de civilisation ont construit une langue commune à des descendants de Mozambicains, de Malgaches, de Chinois, d’Indiens et d’Européens. Cette langue est le créole. Son existence et sa force en font la langue d’un peuple, c’est en effet la langue maternelle à La Réunion.
Dans le système actuel, ce n’est pas la langue maternelle qui est la langue d’enseignement à La Réunion. Cette langue d’enseignement est le français qui est utilisé sans apprentissage préalable, comme si elle était la langue maternelle des jeunes Réunionnais accueillis à l’école. C’est donc un déni d’une part importante d’un individu qui est sa langue.
La loi Moyac votée jeudi dernier par les députés vise à réparer cette séquelle du colonialisme. Elle décide que l’enseignement d’une langue régionale est un droit. Elle ajoute un nouveau droit, celui de l’enseignement immersif dans la langue régionale. Autrement dit, la langue régionale est reconnue comme langue d’enseignement. Si l’État faillit à faire respecter ses droits sur une territoire, alors les collectivités de ce territoire peuvent soutenir financièrement des écoles qui permettent de garantir l’enseignement de la langue régionale, et qui utilisent la langue régionale comme langue d’enseignement.
Autrement dit, le créole est reconnu comme langue d’enseignement à La Réunion, et apprendre le créole à l’école est un droit reconnu pour tout Réunionnais. La balle est dans le camp de l’État pour se mettre en conformité avec cette loi une fois qu’elle sera promulguée. Il doit donc veiller à ce que les enseignants recrutés soient créolophones, afin qu’ils puissent assurer si besoin des cours en créole. L’État devra également recruter des enseignants en « français langue étrangère », afin que les élèves qui bénéficieront d’un enseignement en créole puissent apprendre le français et envisager une poursuite d’étude dans la langue de Molière.
La loi donne donc la possibilité aux collectivités de soutenir l’enseignement du créole à l’école en cas de carence de l’État. Les collectivités ont déjà investi le champ de l’enseignement, au travers de la construction et de l’entretien du bâti scolaire, et de la gestion des personnels techniques. La Région a dépensé de l’argent dans des « Cases à lire » qui n’ont manifestement pas permis de faire reculer l’illettrisme à La Réunion.
Or, l’enseignement en créole ne pourra que faire reculer l’illettrisme. Ce qui indique que d’ores et déjà, des fonds sont disponibles à condition d’être affectés à la création d’une véritable école réunionnaise, avec comme langue d’enseignement celle du peuple réunionnais : le créole.
M.M.
105e anniversaire du Parti communiste chinois
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
Un rapport sénatorial appelle à rompre avec les « inégalités systémiques » dans les anciennes colonies intégrées à la République
Droit à la différenciation pour adapter les lois et règlements aux spécificités
Conséquence de la baisse de l’argent de la France pour financer des emplois précaires remplaçant les fonctionnaires
CPRDFOP 2025-2030
Conséquence du maintien d’une société inégalitaire malgré la victoire sur l’apartheid
Conclusion des négociations entre l’Union européenne et les pays voisins de La Réunion
10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
Création du Port Sec III
Qui peut prétendre à une antériorité à La Réunion ?
Relance du projet ferroviaire