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3 avril 2010

Né en 1795 à Fort-Royal (actuel Fort de France) d’un père mulâtre et d’une mère métisse libre fille de béké, Cyrille Bissette, homme politique martiniquais, a été l’un des grands partisans de l’abolition de l’esclavage en France.
En 1823 circule à la Martinique un opuscule dont il est l’auteur, intitulé “De la situation des gens de couleur libres aux Antilles Françaises”. Il y dénonce le système esclavagiste en exposant les injustices dont sont victimes les esclaves. Outre l’obtention des droits civiques pour les “noirs” libres des colonies antillaises, il propose le rachat progressif des esclaves, des écoles gratuites pour les affranchis et la suppression des châtiments corporels.
Un esclavagiste, Morando, dénonce Bissette auprès du Procureur du Roi. Après perquisition, Bissette est arrêté et écroué à Fort-Royal.
Condamné à la marque des lettres GAL et aux galères perpétuelles, il est marqué au fer rouge et exposé en public. Bissette est alors transporté avec quarante-six autres condamnés pour le fort de Brest où il se pourvoit immédiatement en Cassation. La Cour de Cassation casse l’assignation au territoire métropolitain de la Cour Royale de la Martinique et renvoie Bissette et ses complices devant la Cour Royale de la Guadeloupe. Cette même Cour le condamne à dix ans de bannissement des colonies françaises.
En 1834, Bissette fonde la Société des Hommes de Couleur, ainsi que la “Revue des colonies” dont il devient le directeur. Cette revue, dont le but est de combattre l’esclavage par une abolition immédiate dans les colonies françaises, paraîtra jusqu’en 1843.
Après l’abolition de 1848, Bissette sera député de la Martinique de 1849 à 1851.
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