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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Stage de danse avec la compagnie Danses en l’R à l’APAJH de Sainte-Marie
1er décembre 2006

Plus d’une cinquantaine de personnes, parents et enfants sont venus assister hier à une présentation du travail de la compagnie Danses en l’R, d’Eric Langet, avec les enfants de la maison Lagourgue de Sainte-Marie. Des enfants handicapés qui ont montré leur capacité à s’exprimer avec leur corps, à occuper un espace... et à s’amuser.
Aurélie était un peu nerveuse. Hier, elle devait danser devant les parents venus nombreux à la Maison Lagourgue, et les amis. D’habitude, confie t-elle, « je danse et je chante du Céline Dion chez moi, devant mon miroir. Là c’était pas facile parce qu’il fallait bouger, se concentrer, fermer les yeux, faire des gestes, s’allonger ». Bref, la compagnie Danses en l’R d’Eric Languet ont demandé à une vingtaine d’enfants, avec des handicaps mentaux ou physiques, de s’investir dans un stage toute la semaine. « Nous avons l’habitude de ce genre d’opération. Avec le collectif AVEC et l’APAJH, nous avons souhaité faire découvrir la danse aux enfants résidents de l’APAJH, à la maison Lagourgue, même si nous préféreront que les stages se déroulent en dehors des lieux de vie », explique Éric Languet.
L’objectif de la danse n’est pas thérapeutique, précise Éric Languet, mais de faire en sorte que les enfants s’amusent et « apprennent à gérer des décisions dans l’espace, grâce à des exercices d’improvisations ». Le stage de danse intégré doit créer un environnement qui permette à chacun d’aller au maximum de ses possibilités. Les exercices d’improvisation sont nombreux : dire son nom accompagné d’une petite chorégraphie que tous le groupe doit reproduire, travailler en duo, ou en trio en dessinant les courbes d’une statue, etc.
« Le mélange de handicaps n’a pas été facile à gérer dans ce stage, mais l’important, c’était de ne pas oublier les différences et de faire avec. S’il est possible de composer avec les handicaps dans une salle de danse, pourquoi ne serait-il pas possible en dehors ? C’est en quelque sorte ce message, qui peut paraître utopique, que nous avons voulu faire passer à travers cet atelier ».
À voir les sourires, des enfants et des parents, et la fierté des uns et des autres devant cette présentation des improvisations sur de la musique douce, espérons que le message fera son chemin.
E. P.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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