La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Orientations 2006 de la Direction régionale des affaires culturelles
18 janvier 2006

Hier, Louis Poulhès, directeur régional des affaires culturelles, présentait, pour l’année 2006, les orientations de l’instance qu’il dirige. Si la culture réunionnaise est bien lotie, il reste encore des zones d’ombres à éclairer, notamment en termes de cohérence des politiques culturelles entre les instances dirigeantes.
Malgré le bouleversement de la présentation budgétaire de l’État, qui contraint la DRAC dans ses actions, Louis Poulhès entend mener un travail de fond à travers 3 programmes distincts, à savoir la démocratisation de la culture, la sauvegarde de nos patrimoines et la valorisation de la création artistique réunionnaise. Ce sont là les 3 priorités affichées par la DRAC, les 3 urgences pour le bien-être, la bonne vie de la culture locale.
Ce ne sera malheureusement pas l’heure des grandes réalisations, en attendant la mise en place du contrat de plans partenariaux État/collectivités. Disons plutôt que la DRAC souhaite mener la réflexion pour redonner plus de cohérence à la politique culturelle réunionnaise. Encore des sobatkoz ! Ne nous faisons pas mauvaise langue. Louis Poulhès, contrairement à ses prédécesseurs, choisit la voie de la communication, et nous nous en félicitons.
« Éléments de fragilité »
La DRAC constate « des éléments de fragilité », particulièrement « le caractère récent de la plupart des institutions ou des réalisations, [qui] constitue un élément très puissant de fragilité, car leur légitimité n’est pas encore appuyée sur l’ancienneté ». Et de noter la situation comateuse du Fonds régional des arts contemporains (FRAC) depuis 2003, la difficulté à conforter l’équipe dirigeante du Centre dramatique qui n’existe que depuis 1998, la coopération défaillante entre les salles de spectacles, ou encore la périlleuse mise en réseau des musées de l’île.
Ainsi, c’est dit, la DRAC souhaite améliorer la cohérence territoriale, en aidant à l’élaboration et la mise en œuvre de schémas de développement territorial, en tirant parti de l’exemple du TCO (Territoire des communes de l’Ouest). En fait, pour ne pas disperser les interventions culturelles, elle veut encourager l’élaboration de tels documents, en coordination avec les collectivités (Région, Département, communes ou Communautés de communes).
Reste une question centrale : de quels moyens disposent les instances pour booster la culture de manière harmonieuse ? « Mon souci, c’est que l’on accroisse les financements », déclare Louis Poulhès, qui souhaite notamment privilégier la construction de médiathèques. Et de s’étonner que « cela n’a pas été inscrit dans le plan de développement régional de 2000-2006 ». Toutes les communes sont certes équipées de bibliothèques, mais le plus souvent réduites à une humble surface. Et de noter l’importance de la création de nouvelles médiathèques, qui « permettraient l’augmentation du niveau de formation ».
Par ailleurs, il note l’importance de la mise en réseau des 5 musées de France à La Réunion. « J’ai espoir que la Maison des civilisations serve de catalyseur pour la mise à niveau et la mise en réseau du secteur des musées, avec une implication économique directe », poursuit-il.
Réhabilitation du patrimoine
Autre chantier pour 2006 : les patrimoines, bâtis et immatériels. Il reconnaît certes que beaucoup de choses ont été faites en matière de patrimoines, en termes de qualité de conservation des bâtisses historiques. La stratégie de la DRAC consiste soit à sensibiliser les habitants et les collectivités au patrimoine local, mais il reste des bâtiments à restaurer, notamment les usines sucrières, telle que celle de Pierrefonds, « une des plus belles », déclare Louis Poulhès. Cela n’est pas sans poser la question du coût. « La restauration est extrêmement coûteuse. Plus c’est en bois, plus c’est cher », indique le directeur de la DRAC.
Et puis, si la réhabilitation des sites historiques, des grandes cases créoles (maisons Orré, Bédier, Deboisvelliers, Saint Charles, domaine de Maison Rouge) se poursuit, elle amène également la question d’occupation des lieux. Il faut encore définir les projets d’utilisation des lieux. Et là, la porte est ouverte aux contestations diverses, comme pour le site des Lazarets de la Grande-Chaloupe, qui excitent toutes les convoitises. « Il faut qu’il y ait un vrai projet », déclare-t-il. Pour ce site, Louis Poulhès propose par exemple « d’accueillir un centre d’éducation au patrimoine historique et naturelle ».
Cela est dit : les associations qui veulent faire revivre des sites historiques doivent se munir d’un projet solide. Un espoir pour les habitants de Grands-Bois !
Bbj
Consolider les infrastructures existantes
« Pour favoriser la professionnalisation des équipes artistiques et l’échange international, des exemples réussis tel le PRMA ou l’Association pour le développement de l’audiovisuel et du cinéma (ADCAM) montrent l’intérêt de la mutualisation des prestations. La demande est soutenue en matière des arts du spectacle, pour l’exportation de la musique réunionnaise avec une professionnalisation de la fonction export offrant des services mutualisés aux groupes musicaux », lit-on dans le dossier de presse “Orientations de la DRAC pour 2006”.
Louis Poulhès se félicite du travail presque herculéen effectué par le Pôle régional des musiques actuelles (PRMA), qui dixit, « est une instance vraiment remarquable, qui repose notamment sur une personne qualifiée, Alain Courbis ». Il note que cette instance au service du patrimoine « mérite d’être consolidée », c’est-à-dire davantage soutenue au plan financier.
Par ailleurs, pour ce qui concerne le livre, « les professionnels font état du manque d’un Centre régional du livre qui permettrait notamment d’organiser un grand événement qui manque à la promotion du livre dans la région. Dans le domaine de l’éducation à l’image, un pôle régional appuyé sur les structures existantes renforcerait la cohérence des initiatives », lit-on encore. À bon entendeur...
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture