Pangar Fonnkézèr

De la poésie dans ma télé

1er juillet 2006

Imago productions a réalisé une série de sujets pour la télévision sur la poésie réunionnaise. Jacques Ledoux et Thierry Hoarau sont partis à la rencontre des poètes et leur donnent la parole.

L’idée est simple : au cours de l’année, des temps forts poétiques tels que “Le printemps des poètes” ou ”Lire en fête” ne trouvent pas toujours leur place dans le poste de télévision. En même temps, la poésie, ce n’est pas un sujet sur lequel on peut s’éterniser si l’on veut captiver les téléspectateurs. Alors Imago a choisi une forme courte, comme il l’a fait pour “Les années soixante-dix, c’était hier”.
La série “Pangar Fonnkézèr” réalisée cette année comprend une quinzaine de sujets de 2 minutes 30 environ, sujets dont la diffusion n’est pas encore calée, même si le travail, lui, est prêt.
Parmi ces auteurs, certains sont célèbres, comme Danyèl Waro. On connaît souvent leur texte via des chansons, mais parfois, on ne sait pas que derrière certaines chansons de Ziskakan, il y a Axel Gauvin, Patrice Treuthardt, Bernard Payet ou Carpanin Marimoutou, et on ne sait pas forcément qui sont ces poètes. Voici l’occasion de mettre un visage sur un nom, une voix sur un texte et de connaître en une question le sentiment poétique de chacun, sa relation à la création, à La Réunion, au monde. Leurs réponses nous offrent leur regard.

Poète et poétesse

Annie Darencourt, Claire Karm, Barbara Robert, connaissez-vous ces poétesses ? Il se peut que bientôt elles viennent vous parler dans votre salon. Savez-vous que Jean-François Reverzy, à la tête des éditions Grand Océan, est poète ? Avez-vous déjà repéré l’incontournable OVNI qu’est Christian Jalma, parfois appelé Pink Floyd ? Babou B’Jalah n’est pas qu’un journaliste de notre Rédaction, il est fonnkézèr de son état. Et David Boileau ? Et Mikaël Kourto ?

De la télé au livre

Autant de noms qui ne sont que des portes d’entrée pour se rendre à la bibliothèque, à la médiathèque, à la librairie, voire chez le disquaire pour les poèmes enregistrés. Car l’image et le son ne sont ici que pour nous rappeler que le texte est vivant, qu’il s’adresse à nous et qu’il suffit, une fois que la voix passe par les oreilles, d’aller jeter un œil au rayon poésie. Et de voir si la poésie ce n’est que de l’amour, si les poètes ne sont que des “planètes” ou si...

 Francky Lauret 


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