’Soss Réyonezz’ de Dédé Fourez

De la salsa créole

20 janvier 2009

Dédé Fourez, artiste salsa portois, présente ’Soss Réyonezz’, un album de salsa créole. Il aime la salsa. Sa vie est rythmée de ses mélodies.

Dédé Fourez, artiste portois est un passionné de salsa.
(photo JFN)

Dédé Fourez signe avec "Soss Réyonezz" son second album salsa en créole - le premier "Maloyazz salsa". Ces mélodies ont été enregistrées à Berne, en Suisse, avec des artistes connus et reconnus : des Portoricains, des Vénézuéliens, des Cubains et un Réunionnais. Toutes les conditions étaient réunies pour que ces compositions soient jouées avec amour. Comme d’habitude, il a compté sur ces deniers et le concours de ses proches pour financer ce CD.

"La pess camaléon"

Dédé Fourez parle sans détour. À travers ces chansons -même s’il aime « kasé lé kui » -, il suit l’évolution de notre société, de sa ville, de son quartier, des personnes qui y vivent. Avec "La pess camaléon" du regretté Maxime Laope, il s’interroge sur l’avenir de ces jeunes filles devenues mères trop tôt. Quel est leur avenir ? Celui de cet enfant - désiré ou pas ? Du père ? Quelle sera l’éducation donnée à l’enfant ? Même s’il n’est pas concerné directement par cette situation, il tient à donner son opinion. Il n’est ni moralisateur, ni donneur de leçons. Cet artiste est soucieux des autres et de leur bien-être.

À l’écoute des conseils

Il a voyagé à travers le monde. Il a surmonté des difficultés. Pendant une période de sa vie, il a connu la misère. N’empêche, il a relevé la tête et s’est montré responsable dans ses actes. Il a découvert la salsa auprès des plus grands. Il leur voue de la reconnaissance et du respect. Il les a suivi sur les plus grandes scènes du monde. Il a été à l’écoute de leurs conseils. Dédé Fourez est en fait habité par la salsa. Sa vie, c’est la salsa, sa femme, ses enfants, sa famille qui va s’agrandir. Sans oublier ses amis Jean-Marcel Courteaud et Michel Séraphine, pour ne citer qu’eux.

Attacher à ses traditions

II est attaché à ses traditions. "Koko", une autre zizique de "Soss Réyonezz", est un clin d’œil à son passé. Du temps où les cocotiers servaient de but au tournoi de football et les feuilles vertes d’ornement aux salles vertes. "Fo kréol" est une allusion aux personnes qui ne parlent plus leur langue de retour chez elles après un séjour "dan péi déor". C’est justement là qu’il ira bientôt pour une tournée promotionnelle tout en pensant à ces nouveaux-nés et à leurs mères.

Jean-Fabrice Nativel


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