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Promouvoir la musique réunionnaise à Bordeaux
11 septembre 2006

Le projet n’est encore qu’à ses balbutiements mais déjà, l’objectif est bien défini. Les trois étudiants qui viennent de créer l’association le Margouillat veulent offrir une place au séga-maloya dans leur école de musique à Bordeaux. L’établissement est prêt à financer la prestation des artistes.
Agés d’une vingtaine d’années et passionnés de musique au point d’en faire son métier. Bénédicte Maillot, Sébastien Picot et Frédéric Payet sont étudiants en deuxième année de musique au CIAM de Bordeaux, avec le jazz en spécialité. Au long de leur première année de cours intensifs dans cette école, ils se sont aperçus que le maloya et le séga étaient peu connus des Bordelais et même des étudiants en musique. C’est donc naturellement qu’ils ont pensé à créer une association pour faire connaître la musique réunionnaise. Pour Bénédicte Maillot et ses amis, exporter le mélange de musique du monde qui se fait ici est une mission que chaque artiste doit mener. À leur niveau, les trois étudiants ont décidé d’agir au sein du CIAM.
"Nous voulons faire venir des artistes en métropole pour des master classes et des soirées", explique Bénédicte. Pour l’instant, le projet est encore en phase de lancement. "Nous avons mis en place le côté administratif et nous avons commencé les actions pour récolter des fonds à Bordeaux, histoire de bénéficier d’une autonomie financière". Déjà, le CIAM est partant pour financer les prestations des artistes qui viendraient se produire à l’école de Bordeaux. L’association s’efforce aussi de lancer une campagne publicitaire, par le biais d’affiches et de spots sur les radios bordelaises.
Les membres de l’association ont profité de leurs vacances à La Réunion pour contacter quelques artistes adeptes du maloya métis, comme Meddy Gerville et le choriste Fabrice Legros. "Nous recherchons des artistes susceptibles de tenir une master classe, c’est-à-dire capables d’expliquer le maloya aux étudiants et professeurs du CIAM", précise Bénédicte. Pour l’instant, le Margouillat se contente des deux artistes contactés, mais elle espère recevoir un jour à Bordeaux Teddy Baptiste qui mélange maloya et jazz, ainsi que Davy Sicard et Ti Sours pour son nouvel album très métissé... L’appel est lancé.
Edith Poulbassia
Contact : association le Margouillat, 124 cours de l’Argonne, 33000 Bordeaux. 06-33-32-27-98.
Des écoles de musique conventionnés avec le Conseil régional
Le CIAM, Centre d’Informations et des Activités Musicales de Bordeaux, a passé une convention avec la Région Réunion pour accueillir des étudiants réunionnais. C’est dans ce cadre que Bénédicte Maillot, Sébastien Picot et Frédérique Payet ont intégré l’école. Une dizaine d’écoles ont fait de même. En voici quelques-unes : l’ATLA (école de toutes les musiques), le Bill Evans Piano Academy, l’INFIMM et le CIM à Paris. La MAI (Music International Academy) à Nancy, l’IMFP (Institut Musical de Formation Professionnelle) en Provence, l’école régionale de jazz à Montpellier... La liste est disponible au Conseil régional.
Concert
“Les jeunes mariés”
vendredi 15 septembre à 22 heures au Bato Fou à Saint-Pierre
Nous sommes en 2002 quelque part dans le Forez (Saint Etienne). Delphine Canard joue du violon, Stéphane Chomette de la guitare, mais ils ne se connaissent pas encore ! Une bonne fée, comme il en existe encore (mais si !) arrange leur rencontre en ce bel été, c’est un véritable coup de foudre musical ! Les deux musiciens décident de s’unir sur scène pour chanter leurs propres compositions, c’est ainsi que le groupe “Les jeunes mariés” voit le jour.
En octobre 2004, ils s’installent à La Réunion et recrute un nouveau percussionniste, Nicolas Poullet, mais aussi deux autres musiciens confirmés, un bassiste, Jérémie Lapra, et un guitariste à l’influence jazzy, Olivier Choppé. Le groupe enregistre en mai 2005 un minialbum de 6 titres auto-produit à Saint-Joseph et intitulé “Le bal des casse-pieds”. Vainqueur de “La Clameur Best Of 2005”, le groupe se voit offrir la première partie de Alexis HK au Bato Fou et de Ziskakan au Séchoir. Aujourd’hui, ils reviennent au Bato Fou pour présenter, à leurs souscripteurs et au public, leur premier album qui sortira le jour même : “Fallait pas y aller”.
Entrée : 5 euros /Gratuit pour les abonnés
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