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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
La vie de Maxime Laope à la Médiathèque Benoîte-Boulard
21 juin 2006

Les Réunionnais ont jusqu’au 22 juillet pour connaître un peu mieux la vie du ségatier Maxime Laope à la Médiathèque Benoîte-Boulard au Port. Sa carrière a débuté avec “La Rosée tombée”. Il forme avec Benoîte Boulard le duo le plus célèbre de la chanson réunionnaise.
La vie et la carrière musicale du regretté ségatier Maxime Laope sont exposées au public depuis hier à la Médiathèque Benoîte-Boulard au Port. Décidément, le duo le plus célèbre de la chanson réunionnaise ne se quitte plus depuis 1951, le moment de leur première rencontre. Ils sont d’abord des rivaux de scène, mais très vite, ils pactisent pour marier leurs voix restées gravées dans la mémoire réunionnaise. Quel Réunionnais à un moment ou un autre de sa vie n’a pas fredonné “Oté Benoîte ! Oté Maxime !” ?
“La Rosée tombée”
Tour à tour, les panneaux de cette exposition, habillés de photos et de pochettes de disques, racontent les instants de ce grand Monsieur des mélodies. Le nom de Laope lui vient d’Amédée, un ancêtre esclave venu d’Afrique clandestinement, il y a 2 siècles de cela. Jusqu’à son envol vers d’autres horizons, Maxime Laope a gardé “une super forme”. Il est vrai, il a été footballeur aux Juniors Dionysiens. Il a eu la cote dès sa première chanson enregistrée en 1952, “La Rosée tombée”. Depuis, le succès lui est collé à la peau comme son chapeau. “La Rosée tombée” a été reprise par Jacqueline Farreyrol, Alain Mastane, Laurence Beaumarchais, Danyèl Waro, Ker Ouriol et même Gondwana.
La Légion d’Honneur
Maxime Laope a été aussi un homme-orchestre. On l’apprend au fil de cette exposition conçue par l’Association éponyme. À la fin des années 60, il a créé la troupe folklorique “Bourbon i cause, Bourbon i chante”. Avec Jules Arlanda qu’on honore aujourd’hui, il leur donne toute leur notoriété en propulsant au-devant de la scène Pierrette Payet, Henri-Claude et Marie-Armande Moutou. Ces artistes, à chaque spectacle, le fête. La longue carrière de ce ségatier a été couronnée de succès : “Madina” à titre d’exemple. Il a même été le premier chanteur réunionnais à recevoir la Légion d’Honneur. Aujourd’hui, une école à Bellevue à la Bretagne Saint-Denis porte son nom.
Jean-Fabrice Nativel
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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