Balade à la Sucrerie de Villèle

Des ruines témoins de la vie des plantations

12 août 2006

De la sucrerie des Desbassayns à Villèle Saint-Gilles-les-Hauts, il ne reste aujourd’hui que des ruines. La cheminée tient debout comme par miracle. Mais pour combien de temps encore ? En effet, une signalisation indique le risque de danger. Une étude est aussi en cours pour la réhabilitation de cette usine où des engagés de Pondichéry - un comptoir français en Inde - ont travaillé la canne de la plantation à sa transformation en sucre ou en rhum. Des produits appréciés des hommes et des dames de la métropole.

Cette sucrerie a été construite au début du 19ème siècle où la culture de la canne a remplacé celle du café dévasté par les cyclones et la maladie du café, l’Hemileya Vastatrix. Il est difficile aujourd’hui de s’imaginer que sur les 27 usines recensées en 1827, seule celle de Villèle était équipée d’une machine à vapeur. Elle provenait d’une usine de Liverpool en Angleterre. Cela prouve aussi la richesse de la famille des Desbassayns, qui a dû débourser pour l’acheminement dans l’île d’un tel outil de rentabilité.

Tables à sucre, purgerie...

Ses ruines sont les témoins d’une histoire passée, mais pas si lointaine. Ce fleuron de l’industrie sucrière de l’île comportait : un bâtiment qui a servi de sucrerie, un autre aux filtres à vesou et aux tables à sucre, un troisième à nouveau de table à sucre, un quatrième de purgerie, un cinquième de magasin et de purgerie à sirop, un sixième de forge et de remise, un septième a abrité une pompe à vapeur actionnant un moulin. Vous avez là, les pièces d’un puzzle, à vous de les assembler une fois sur place !

Jean-Fabrice Nativel


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Témoignages - 82e année


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