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Culture et identité
4 avril 2008

Ce soir, Digdig Maloya est aux Récréateurs, rue Jacob à Saint-Denis, pour faire retentir un maloya la kour, empreint de tradition et d’originalité. Sur scène depuis de nombreuses années, Pascal Léani, le leader de cette formation “danzéré”, vous invite à venir nombreux. Comment ne pas être de la partie ?
Pascal Léani est un grand défenseur du maloya. S’il peut vous chanter du Stephan Eicher, ou du Brassens en créole, Pascal Léani est de ceux qui revendiquent la défense d’un patrimoine musical, le nôtre, le maloya. Le maloya peut chatouiller l’oreille, dire le vrai, défaire le ladilafé, mettre en avant un goût réunionnais. Tout cela, Digdig Maloya le fait avec brio, même si le groupe est en mal de reconnaissance, peut-être oublié des grands programmateurs. Pascal Léani n’est pas homme à se laisser abattre. Le mieux est de chanter, toujours chanter, travailler la musique, user le houlèr, garder le bon tempo, chaloupé, cadencé, rythmé. Pascal Léani est au service du maloya. Il faut dire qu’il est le dernier d’une famille de musiciens. Ses 4 frères sont musiciens, dont l’ex-musicien des Soul Men’s, Gérard Léani, l’auteur-compositeur de “Allons la mèr”, et de Michel Léani, qui a joué avec Alain Péters, ce dernier que nous ne présentons plus.
Il était donc tout naturel que Pascal Léani se tourne vers la musique. Si ses frères se sont penchés davantage sur le séga, le jazz, lui se convertit au maloya, pour devenir un de ses plus fervents disciples. Pascal Léani est un maloyèr danzéré, à écouter sans modération.
Une invitation à faire avancer la maloya
Créé depuis 2004, Digdig Maloya a un corpus relevé de 16 chansons, et d’autres créations sont à l’atelier d’affinement. Pascal est plutôt méticuleux dans son travail. C’est ce qui donne un maloya aussi travaillé. Cinq musiciens l’accompagnent. On salue une voix féminine dans son groupe, celle de Virginie Sangani. On remarquera aussi la présence de ses amis musiciens de toujours, dont Christophe Fruteau de Laclos, de Jean Amémoutou Laope et Benjamin Nozet, que l’on retrouve dans les formations de VerZonRoot’s, ou encore chez Nathalie Natiembé, pour qui Jean Amémoutou Laope est un élément indispensable. Comptons aussi l’apport de Frédéric Célestin, nouvellement arrivé dans Digdig Maloya. Voilà la formation en son complet, autour d’un leader qui ne tardera pas à faire parler de lui, et de ses chansons, qui abordent de manière poétique l’histoire de La Réunion, l’amour, les dalons, la famille, l’esclavage, un pays où il fait bon vivre. Et puis, c’est une constante invitation à faire avancer la tradition du maloya, défendre la langue créole, la parler, la chanter.
Ce soir, à 21 heures, venez nombreux aux Récréateurs, rue Jacob à Saint-Denis. C’est un concert à ne manquer sous aucun prétexte.
Babou B’Jalah
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Messages
9 janvier 2009, 23:14, par LEANI
bonjour, on m’a fait entendre quelques chansons de digdig maloya, j’ai été transportée !! comme des vieux souvenirs qui refaisaient surface, des souvenirs d’enfances passé à écouter des groupe comme Baster, Oussanoussava...du haut de mes 6-8 ans... treize ans après la musique est toujours aussi bonne !!! vive le maloya !!!