Trois points de suspension d’Emmanuel Lemagnen

Du contenu des expos à thèmes...

14 août 2008

Ces derniers jours, les Réunionnais et les touristes qui voulaient sortir avaient le choix, peut être même trop.
Entre le Sakifo de Saint-Pierre, le Salon Fait Main de Sainte-Marie, le Flore et Halle du Port, le Chouchou de Salazie, le vacoa de Saint-Philippe et l’Expo Bois de Saint-Louis, le choix des ballades était pléthorique, mais pas forcément proportionné à l’épaisseur des porte-monnaie.
En ces périodes "d’aucucité", il serait peut-être judicieux d’harmoniser dans le temps la programmation de ces manifestations, coincées entre les retours de congés et la rentrée scolaire, rendez-vous annuels peu propices à la bonne humeur et aux dépenses superflues.
Mais bon, chacun est libre et tout le monde assume.
Quant au contenu de ces expositions, il faut saluer ceux qui ont fait l’effort de présenter des stands en rapport avec le thème affiché.
J’ai eu l’occasion, en inaugurant Flore et Halle, de féliciter le parti pris d’Alain Séraphine qui a réservé 100% de l’espace au végétal et à ses déclinaisons. Avec Max Bénard, j’ai aussi noté le recentrage courageux des responsables d’Expo Bois sur une filière en difficulté, et j’ai pu vérifier que le dernier Fait Main était bien exclusivement réservé à l’artisanat local.
Il s’agit en fait pour l’organisateur de ne pas se tromper d’objectifs et d’indicateurs de réussite, les siens n’étant pas toujours les mêmes que ceux des exposants.
Qu’est-ce qui est le mieux pour une manifestation, comptabiliser 50.000 entrées et 5.000 clients ou 20.000 entrées et 10.000 clients ?
A force d’à force, on ne savait plus si les visiteurs du Salon de l’habitat venaient écouter Laurie en concert ou acheter un épluche carotte, si ceux qui payaient l’entrée de la Foire Agricole venaient voir les concessionnaires automobiles et pourquoi les passionnés de Miel Vert repartaient avec un portable tout neuf.
Même si elle est festive, la promotion d’une filière et de ses acteurs passe par un service rendu aux exposants et par un devoir d’honnêteté auprès des visiteurs. On pourrait alors imaginer que les aides régionales versées aux organisateurs soient dorénavant conditionnées et proportionnées à cet effet.
Ceci n’empêchant bien évidemment personne d’organiser des fêtes foraines, de faire tourner les manèges et les barbes à papa, mais à ses propres frais...


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