Coopération régionale

Du renfort dans le système éducatif malgache

22 mars 2006

La Région Réunion et l’Alliance française sont unis à Madagascar dans un programme de formation des instituteurs. Une jeune Réunionnaise, Marine Crochet, membre des “Volontaires du Progrès”, coordonne les 29 centres de l’Alliance française de Madagascar.

Le Programme d’appui réunionnais au système éducatif malgache (PARSEM) est l’une des actions financées par la Région Réunion dans le cadre d’un partenariat avec l’Alliance française - qu’appuie le ministère des Affaires étrangères - et avec le concours des fonds européens Interreg.
Marine Crochet est l’une des Volontaires du Progrès venues de La Réunion. Elle est arrivée en juin 2004, pour 2 ans, comme toutes les jeunes recrues de l’Association française des Volontaires du Progrès (AFVP).
Elle a en commun avec Mickael Picard, un jeune Possessionnais également en poste à Antananarivo pour 2 ans, d’exercer une responsabilité spécifique dans le dispositif que pilote sur place la délégation générale de l’Alliance française, dirigée par Alain Villechalane.
Marine Picard coordonne les 29 centres de l’Alliance française de la Grande Ile, dont 8 sont dirigés localement par les autres Volontaires du Progrès venus de La Réunion et envoyés dans les provinces.
Leur tâche dans le cadre de ce programme est de coordonner, gérer, impulser la formation, en langue française, de 1.000 instituteurs malgaches chaque année. Le PARSEM 2 dispose d’un budget d’environ 657.000 euros. Sur l’ensemble du Programme, 3.000 instituteurs - un peu plus de 7% du corps enseignant du primaire, à Madagascar - auront renoué ou pris contact avec une pratique plus fluide du français, qu’ils pourront répercuter auprès de quelque 120.000 écoliers. C’est peu et c’est beaucoup à la fois.
À notre arrivée à Antananarivo, Marine Crochet nous attend avec Michel Galindo, directeur de l’antenne de la Région Réunion dans la capitale malgache. Elle a prévu de nous entraîner, avec une équipe de RFO-Réunion, vers l’école primaire Ambosimamory, dans le quartier d’Ampitatafika, à environ un quart d’heure de la capitale.
La petite école est très démunie et construite sur un terrain pentu et raviné. La façade donnant sur la ruelle où nous nous arrêtons porte sur un grand panneau les mots “patrie, liberté, justice”, devise de la République malgache. Les bâtiments en briques roses abritent un mobilier rudimentaire de bancs et tables en bois, avec pour tout matériel un bureau, un tableau noir et de la craie. Les enfants sont en classe, et dans l’un des bâtiments, les instituteurs sont en session de formation.

Le problème du transport

Norotyana Ratsima, la formatrice, a déjà participé à la première phase du PARSEM. Elle a également suivi une session de formation des formateurs au Centre international du Tampon (CIEP). Dans cette 2ème phase, elle travaille avec un groupe de 12 adultes, composé surtout de femmes - elles sont 10, dont Lalaoharisoa Razafindrasolo, enseignante en cours élémentaire dans cette école : ils sont presque tous enseignants expérimentés, certains un peu âgés et proches de la retraite. C’est un point faible du programme, fait en principe pour introduire le français dans l’enseignement primaire auprès des instits formés à l’école de la malgachisation, c’est-à-dire les plus jeunes. Mais les conditions de vie et de travail des instituteurs malgaches - souvent amenés à exercer une double profession pour compléter un revenu de 40.000 ariary par mois (16 euros) - ne leur permettent pas toujours de s’astreindre à cette formation de 180 heures/an, qui de plus laisse à leur charge les frais de transport. "Certains font 2 heures de taxi-brousse pour rejoindre leur centre", explique Marine Crochet, qui ressent vivement l’importance d’appuyer les stagiaires dans la résolution de ce problème. "Sur un budget, il serait très facile de débloquer une somme qui représenterait au moins des indemnités de transport. Pour eux, c’est essentiel !", dit-elle.
Ce serait peut-être encore insuffisant pour dissuader les plus jeunes de rechercher un complément de rémunération, d’après ce que nous avons vu des conditions de vie des Malgaches.
Sur les financements de la Région Réunion, le programme prévoit l’achat de 1.000 dictionnaires de langue française. Entre autres responsabilités, Marine Crochet sera chargée de leur distribution auprès des stagiaires, en veillant à ce que ceux de la 1ère phase puissent en recevoir aussi.
Mais dans l’immédiat, elle se prépare avec Mickaël Picard, à venir passer une dizaine de jours à La Réunion pour y présenter l’action des Volontaires du Progrès et - qui sait - éveiller ici d’autres vocations, avant de quitter elle-même la Grande Ile.

P. David


Aidez les enfants réunionnais atteints
du Syndrome Ravine

Un show coiffure sera organisé par le coiffeur Vert Tendre de Saint-Paul
à l’Hôtel le Saint-Alexis à Boucan Canot
le 9 avril prochain à 17 heures
au profit de la recherche sur le Syndrome Ravine dirigée par le docteur Cartault.
Durée du show : environ 2 heures
Le show sera suivi d’un cocktail.
Entrée au Saint-Alexis : 15 euros

Les places sont à prendre chez Vert Tendre Saint Paul dès à présent.
Une tombola est également organisée chez Vert Tendre avec des lots offerts par différents commerçants. Le prix du billet de tombola est de 2 euros.
Les montants perçus pour l’entrée du show et des billets de tombola seront intégralement reversés à la recherche.


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