Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
23 août 2008

Dans son livre ’Du rêve à l’action’, Paul Vergès anticipe le fait que « les jeunes Réunionnais peuvent ainsi remplir leur tâche historique en transférant leurs connaissances acquises de pays développés aux pays de leur environnement » (page : 220).
La formation professionnelle au service du développement durable
dans le cadre de l’action humanitaire
Compte tenu de notre situation géographique, au carrefour de l’Océan Indien, nos jeunes Réunionnais peuvent capter en quelque sorte les flux d’emplois qui passent aux abords de nos côtes. En effet, grâce à son système de formation qui se révèle être performant, La Réunion compte de nombreux jeunes diplômés. Certains pourraient utiliser leurs compétences au sein même de leur propre environnement.
Il s’agit donc bien là d’une tâche historique pour les jeunes puisqu’ils pourront activement transmettre leurs différents savoirs à leurs voisins indianocéaniens. D’autant plus que la pénurie d’emplois sur notre territoire amène les jeunes à trouver dans davantage de mobilité des espaces d’activités de vie. Cela est une évidence : pour exercer une profession, ils doivent non seulement s’ouvrir sur l’Océan Indien mais aussi sur le monde (Canada, Australie, Inde, Chine, ...).
L’humanitaire : un gisement d’activités
Prenons l’exemple du formidable travail du Père Pedro qui vient régulièrement nous rendre visite, ici, à La Réunion. Il ne manque pas de solliciter la solidarité du peuple Réunionnais pour conduire des actions humanitaires à Madagascar. Pourquoi les jeunes Réunionnais, en plus de leurs métiers, n’apporteraient-ils pas leur contribution aux diverses activités telle que la scolarisation des enfants malgaches ?
Et, c’est là que les jeunes pourraient bénévolement transférer leurs connaissances aux pays de leur environnement. Le secteur de la construction est également un domaine où le savoir-faire réunionnais peut être mis à contribution. Chaque jour, toute action conjointe de développement durable et solidaire permet de bâtir la vaste zone d’échanges, dont nous avons besoin, au sein de l’Océan Indien.
C’est tout le sens à donner au co-développement avec les îles et les pays de notre zone. A l’instar de l’extraordinaire dispositif des Volontaires du progrès mis en place par la Région, ne devons-nous pas agir pour développer cette initiative novatrice à l’échelle de notre environnement immédiat, voire du monde...
Rémy Massain
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