Culture et identité

Étrennes

Témoignages.re / 30 décembre 2006

Noël est l’occasion d’offrir des jouets aux enfants, et souvent, les étrennes sont l’occasion de fêter les grands enfants que nous sommes devenus...
Voici encore quelques idées de jeux et jouets pour adultes

• Le Jeu du Tao
Tu as dormi pendant des siècles innombrables, ce matin ne veux-tu pas te réveiller ?
Vous avez un souhait ? Un projet essentiel à vos yeux ? Le Jeu du Tao vous aide à le réaliser vraiment ! Quelles sont les questions qui permettent "la connaissance de soi" et que posaient jadis Jésus, Bouddha, Socrate, Lao Tseu, Confucius, tous ces grands questionneurs de l’histoire ?
Comment trouver immédiatement une solution facile à mettre en oeuvre lorsque nous ne sommes pas assez lucides pour sortir d’ une situation complexe ?
Comment faire un choix parmi les milliers de techniques enseignant le chemin qui mène à la réalisation de nos objectifs ?
Pendant sept ans, plus de 300 collaborateurs (artistes, chercheurs, psychologues, journalistes, écrivains, consultants) ont identifié et testé ces enseignements pour retrouver les règles de ce légendaire “jeu des jeux” qui permet de donner un sens à l’expérience de vivre.
Le Jeu du Tao est l’aboutissement de leurs recherches, un compagnon de route qui peut aider chacun d’entre nous dans la réalisation de ses projets. Un livre à explorer - de préférence à deux tant nous cernons mieux les problèmes des autres que les nôtres - et qui nous invite à « aller ensemble vers un monde meilleur ».

Le Jeu du Tao est un art de l’échange et de la coopération où chaque joueur s ’engage à apporter son aide, son expérience humaine et professionnelle, dans l’accomplissement des souhaits énoncés par les autres joueurs.

Cette démarche est une synthèse de différentes sagesses traditionnelles, des récentes approches introspectives mises au point par le Mental Research Institute de Palo Alto, des recherches en psychologie de la motivation et en programmation neuro-linguistique, et des nouvelles stratégies innovantes de coopération.

Une partie de Tao se déroule idéalement à quatre personnes, encadrées par un " Taomaster ". Une partie peut durer de trois-quatre heures à ...plusieurs jours, une quête pouvant être approfondie au cours de parties successives, proches ou espacées.
Chaque partie révéle aux joueurs les meilleures stratégies comportementales à utiliser sur le chemin d’accomplissement du souhait énoncé.
Le jeu du Tao offre une expérience unique permettant de jouer avec les autres une aventure à l’intérieur de soi. Il propose un modèle étonnant et jubilatoire de dialogue et de convivialité.

• Si vous voulez contribuer à une association tout en offrant un beau cadeau sous la forme d’un bel album de photos, voici la nouvelle parution de Reporters sans frontières (avec Laetitia Casta en couverture). 8,90 euros ! Idéal pour les radins (moins cher, ça va être dur) et en plus c’est pour une bonne cause... Informations sur internet http://www.rsf.org

• Le livre de Bernard Leveneur « Une Sucrerie Réunionnaise, Bois Rouge » retrace deux siècles d’histoire d’une entreprise qui a et marque encore La Réunion. C’est un livre d’histoires, avec des photos d’époque et d’aujourd’hui, qui retrace 200 ans d’un lieu de mémoire d’un des symboles de l’île : la canne à sucre.
C’est un livre pour des privilégiés puisqu’il n’a été édité qu’à 1000 exemplaires. 35 euros

• Et si on s’offrait un voyage à Bangkok ?...

Il suffit de profiter de la ligne directe Air Austral qui rejoint la capitale de la Thaïlande deux fois par semaine pour être complètement dépaysé et sous le charme de cette ville et de ses habitants...
A l’agence de voyage, on ne vous demandera pas le nom entier de la capitale (attention retenez votre souffle) : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit, ce qui signifie : « Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d’émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l’énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn. »... Il vous suffira de prononcer Bangkok.
Côté monuments à visiter, vous n’aurez que l’embarras du choix : le Wat Pho (ou Wat Phra Chetuphon) et son grand Bouddha couché, l’enceinte du Palais Royal renferme le Wat Phra Si Ratana Sasadaram (Wat Phra Keow) et son Bouddha d’Émeraude, emblème national, le Wat Benchama Bophit est en marbre de Carrare, le Wat Saket ou temple de la montagne d’or est construit sur une colline artificielle de 75m de haut, son chedi doré renfermerait une partie des véritables cendres du Bouddha, le Wat Traimit tire sa gloire du Bouddha d’or de 5,5 tonnes, la plus importante statue d’or au monde, le Wat Arun ou temple de l’aube, au bord du fleuve, a la forme d’un prang de style khmer, haut de 85 mètres, le Vimarn Mek, ancien palais royal devenu musée, considéré comme le plus grand bâtiment en teck doré au monde.
Et côté shopping, Siam Paragon, MBK Center, et surtout le Chatuchak, le plus grand marché d’Asie qui s’étend sur 18 hectares (prévoir au moins deux jours pour s’y perdre et trouver de quoi émerveiller vos amis à votre retour...). Sans oublier, les massages dont vous garderez un merveilleux souvenir.

Hôtels à tous les prix... A Bangkok, il y a autant de types d’hôtels que de nationalités et de genres des individus qui les fréquentent. Touristes, voyageurs, hommes d’affaires, expatriés... n’ont que l’embarras du choix pour sélectionner un endroit dans la capitale pour se loger une nuit, une semaine, un mois... Les routards savent d’instinct, ou plutôt de réputation, que Bangkok leur a réservé un petit coin sympa, où la vie n’est pas chère. Khao San road, par exemple, recèle quelques bonnes adresses de pensions de famille (aux salles de bains communes) dont les prix raisonnables côtoient les 300/400 B. En règle générale, l’hôtellerie thaïlandaise affiche des prix convenables comparés aux tarifs occidentaux. Il est bien sûr possible de se loger dans un des beaux hôtels du quartier des affaires ou touristique (Sathorn, Silom, Wireless, Sukhumvit, Siam) pour une très belle chambre climatisée, avec une somptueuse piscine, une spacieuse salle de gym (avec sauna, hammam...) et parfois un cours de squash, pour 1.000/1.500 B la nuit. Pour le rêve et le luxe, vous avez de magnifiques hôtels ou palaces trônant le long du fleuve Chao Phaya, comme le célèbre Oriental (à partir de 7.000 B pour atteindre 15.000 B et 40.000 pour une suite).
1 bath = 0,02 euros
Vol à 785 euros hors promotion.


Pour bien commencer la nouvelle année : offrez...

Des CD de jeunes groupes de maloya

Kiltir, Destyn... des jeunes qui reprennent en main le maloya pour l’arranger à leur sauce. La musique de Destyn, composée sur des textes de Fabrice Ramaye, donne un nouveau souffle au maloya avec les apports de la musique de l’Océan Indien. Kiltir s’inspire de la tradition du service kabaré. Ce maloya jeune génération à écouter toute l’année, pas seulement pour le 20 desanm !

“Ma signature”, de Linda Lemay

Dans un autre registre, les chansons surprenantes de la Québécoise Linda Lemay. Son nouvel album, disponible depuis le mois de novembre, est fidèle à sa façon de dire les choses et les événements de la vie. Parfois douloureux mais toujours avec humour. “Tu t’appelles Marguerite”, “Si je n’te fais pas d’enfant”, “Une mère”, “Les petites âmes roses”, “Ça fout la frousse”... 16 chansons sur ce 9ème album.

“Une île toutes en auteurs, 100 textes sur La Réunion”, de Baptiste et Jean-Claude Vignol

Pour redécouvrir l’histoire et les lieux de l’île, sont réunis dans cet ouvrage une centaine de textes écrits de 1613 à aujourd’hui. Des récits, des romans, des chansons, des poèmes comme celui de Baudelaire “A une dame créole”, ou encore “La pluie, enfin”, d’Axel Gauvin. Une anthologie qui offre un bel échantillon des écrits consacrés à notre île. Environ 18 euros.

“Un siècle de musique réunionnaise”, de Christophe David et Bernadette Ladauge

L’ouvrage date de 2004 mais il est toujours actuel. Le livre, accompagné de 4 CD, nous fait découvrir La Réunion, cette fois, en musique. Plus d’un siècle de production musicale, que ce soit du séga, du maloya ou des romances créoles. Le livre propose des paroles, des biographies et des photos. Environ 50 euros. Pour les passionnés, on peut compléter avec le “Catalogue discographique des musiques de l’océan Indien” d’Arno Bazin.

Le roman personnalisé

Devenir un personnage de roman de suspense, ou d’un roman insolite, d’un roman noir, d’un roman de jeunesse. C’est possible. Il suffit d’offrir ou de s’offrir un roman personnalisé. Vous demandez à recevoir un livret-scénario de co-auteur, à compléter en y inscrivant les personnages que vous voulez voir figurer dans votre roman, vos idées de scénario, vos instructions. Vous recevrez ensuite un roman de 180 pages, dont vous (ou un proche) pouvez être le héros. 33 euros. A commander sur Internet : www.id-original.com

Un trèfle à quatre feuilles

Il porte chance quand on en trouve un dans le jardin. Mais si vous voulez en offrir pour la nouvelle année, plus besoin d’en chercher. De véritables trèfles porte-bonheur sont cultivés et encadrés par des Centres d’Aide par le Travail dans la Nièvre. Les produits sont ensuite commercialisés. En achetant un des trèfles à quatre feuilles de l’entreprise Carré de Trèfles, c’est aussi faire un geste pour les plus démunis. Un quart des bénéfices (après impôt) est destiné à aider ceux qui subissent la misère dans les pays riches. 27 euros. www.carredetrèfles.com


Idées musicales

Pour ceux qui aiment les rencontres musicales atypiques, la série de mélanges entre musique classique et musiques contemporaines du monde concoctée par Hughes de Courson (Malicorne, 1973) reste une référence à connaître à faire partager. A quand la rencontre de Beethoven et du maloya ?

Qualifié parfois de Philéas Fog de la musique, Hughes de Courson commence sa série par une rencontre un peu folle entre le docteur Schweitzer, Jean-Sébastien Bach, Pierre Akendengue et les rythmes ancestraux de l’Afrique, en particulier la musique pygmée.
Le résultat, préparé avec le compositeur et chef d’orchestre Tomas Gubitsch et des percussionnistes africains dont Nana Vasconcelos, a donné Lambarena, Bach to Africa (1994) une merveille de justesse et de précision dans le mariage des rythmes et des phrasés musicaux, dans le respect de l’identité de chaque partition.

Vient ensuite Mozart l’Egyptien (1998), réalisé avec plus de 120 musiciens de France, de Bulgarie et du monde arabe. Les rapprochements entre “l’orientalisme” de Mozart et la musique arabe ont été faits avec Nasredine Dalil et Ahmed-el-Maghreby. On y découvre une version inédite de l’Enlèvement au sérail, la Marche turque et d’autres grandes œuvres de Mozart (la symphonie n° 40, le Requiem) interprétées sur des instruments égyptiens. Présenté en deux volumes, Mozart l’Egyptien touche par son côté intimiste, plus élitaire qu’inspiré.

O’Stravaganza (2001) est une Fantaisie autour d’Antonio Vivaldi et des musiques celtiques d’Irlande, conçue par Hughes de Courson avec Youenn Le Berre, interprétée par un ensemble baroque et des musiciens irlandais, dans un véritable dialogue des instruments et des musiques.
Son interprétation au Grand Chapiteau de Lorient, par des musiciens italiens, irlandais et bretons, lors du Festival Interceltique 2002, a été une première mondiale.

La discographie plus récente présente, du même auteur, Lux Obscura, un projet « électro-médiéval » et Songs of Innocence composé à nouveau avec Tomas Gubitsch. La rencontre est cette fois-ci celle de voix d’enfants venus d’horizons très divers : une petite gitane espagnole, un petit français, une petite chinoise, sur des textes et musiques des deux compositeurs.