Pa mwin lotèr 8 à La Fabrik

Fais moi vivre un texte professeur

4 octobre 2008

Hier soir, ou plutôt en fin d’après-midi, comme tous les premiers jeudi de chaque mois La Fabrik proposait une lecture scénique. C’était jeudi soir la restitution d’une formation mise en place par le Rectorat.

Les soirées Pa mwin lotèr, le principe est simple : l’entrée n’est pas payante, il s’agit d’un partage. Chaque spectateur amène un bousé manzé et puis ou rant, ou asiz, ou ékout é ou manz...
Lecture surprise hier soir ! Dans le cadre d’une formation "Mise en oeuvre d’une lecture scénique" organisée en partenariat avec le Rectorat de La Réunion, la huitième nuit Pa mwin lotèr a été portée par un groupe d’enseignants passionnés de théâtre.
Le texte devait être choisi par les stagiaires eux-mêmes parmi les auteurs contemporains suivants : Koffi Kwahulé, Noëlle Renaude, Alfonso Zurro, Jean-Marie Piemme, Hristo Boytchev... Et c’est la pièce de Noëlle Renaude "A tous ceux qui..." qui a été l’objet de leur lecture scénique.

Les lectures scéniques de La Fabrik c’est le premier jeudi de chaque mois. Amène in bousé manzé épi rant aou.
(photo FL)

Les mouvements de la pensée

La formation organisée par le rectorat s’étalait sur les trois jours précédents la restitution. De mardi à jeudi soir, ils étaient une quinzaine à travailler sous les conseils de Luc Rosello et Nicolas Givran de Cyclone Production, professeurs de lettres, d’espagnol ou documentaliste.
« C’était très bien » confie Laurence, « j’ai déjà travaillé cette méthode avec des élèves. Les résultats dépassent nos espérances. La méthode a été créée par un directeur de conservatoire, Pierre Bernardy. Il s’intéresse au mouvement de la pensée dans le texte. On va s’intéresser non pas à une analyse psychologique des personnages, mais plutôt à une approche physique du texte, de sa respiration, des césures. Il faut s’interroger sur trois mouvements semblables à celui d’un objet qui monte d’abord dans les airs, reste un instant en suspend et redescend. Cette méthode permet d’aborder les textes d’un point de vue de la sensation et pas d’un point de vue intellectuel. Nicolas nous faisait expérimenter des choses de façon corporelle. L’autre partie, avec Luc, portait davantage sur l’analyse syntaxique de la phrase.
Ce qu’il y a de bien c’est que l’on peut l’utiliser dès à présent sur une classe. Il faut revoir avec les élèves les notions de grammaire et à partir de là, la lecture peut s’envoler. »

Francky Lauret


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