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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Festival du film d’Afrique et des îles de l’Océan Indien
2 octobre 2006

C’est ce soir que sera inauguré le Festival international du Film d’Afrique et des Iles de l’Océan Indien (FIFAI), une manifestation originale dans le contexte cinématographique de l’île, dont la ville du Port est, pour la première fois cette année, co-organisatrice.
Le Festival qui s’ouvre aujourd’hui, au Port, prend pour la première fois cette année, une assise exceptionnelle qui, espérons-le, donnera toute son amplitude à une manifestation originale qui s’est transmise depuis plus d’une décennie sous des formes changeantes, jusqu’à devenir, il y a trois ans, un "vrai" festival offrant des films en compétition, une sélection, un puis deux jurys - fiction et documentaire. Et cette année, la ville du Port, auparavant partenaire, est organisatrice. Cela va se traduire par un rayonnement de la diffusion dans plusieurs lieux, dans un carré urbain comprenant le cinéma Casino, le théâtre sous les arbres, le Hangar et la case Beauséjour, un lieu culturel nouveau, en hommage à la cinéaste réunionnaise Madeleine Beauséjour, trop tôt disparue. L’Ecole des Beaux-arts et la médiathèque du Port accueilleront aussi des projections, de même que l’université et le Ciné-campus, l’un des partenaires du festival - avec investissement et commerce, le CTR, Village Titan, la Région et le Département.
Pendant une semaine, la programmation fera découvrir des films - longs ou courts métrages, documentaires, films jeunesse...- du continent africain et des îles, singulièrement de Cuba cette année, avec Soy Cuba, de Mikhaïl Kalatozov, donné en ouverture, ce soir, 18h30 au cinéma Casino et à la clôture du festival, le 8 octobre à 18h30, au Casino. La "grande ile" des Caraïbes sera également présente dans divers documentaires, notamment sur la musique cubaine - tel Cuba Féliz de Karim Dridi, (4/10, 22h30 au Casino) ou Son cubano, une histoire de la musique cubaine, à découvrir à la médiathèque Benoite Boulard, le 7 octobre.
A côté de cet hommage à Cuba, le festival est l’occasion de découvrir des images inédites du continent africain : Afrique du Sud, Kenya, Guinée, Sénégal, Tunisie, Mauritanie, Cameroun, Burkina-Faso, Angola et Namibie, quelquefois en présence des auteurs. Les invités sont notamment le Camerounais Jean-Pierre Bekolo (Les saignantes, 3/10 à 20h30), Mama Keita, avec le Sourire du serpent (4/10 à 20h30 au casino), Dumisani Phakathi, qui nous vient d’Afrique du Sud avec son long métrage Lâche moi les baskets, j’ai 51 frères et sœurs (4/10 à 16h30 au Casino) ; et aussi Jacques Baratier - dont c’est l’occasion de découvrir ou retrouver Goha le simple, La Réunion selon Albany ou Rien, voilà l’ordre - David Constantin (Maurice) ou Amirul Arham Sheikh (Bangladesh).
Trois prix seront décernés à la fin de la semaine : documentaire, fiction et Jeunesses. La soirée de palmarès aura lieu samedi à 20h30, avec notamment une première mondiale - il y en aura quelques autres dans la semaine. A découvrir...
P. David
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