Destination santé

Fermer la porte qui mène au tabagisme...

11 décembre 2008

Des cigarettes parfumées au chocolat ou à la vanille, des chichas aux arômes tentateurs... Pour le Pr Bertrand Dautzenberg de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, « des mesures spécifiques doivent être prises contre ces nouveaux produits ». Ils sont en effet avant tout destinés à attirer les jeunes vers le tabagisme. Or, leur innocuité paraît largement sous-estimée. Les trois-quarts des consommateurs de cigarettes parfumées considèrent que ces produits « sont moins dangereux que les autres », a observé le Pr Dautzenberg, à partir d’une enquête réalisée par questionnaire. Un travail auquel ont participé 1.045 collégiens de 12 à 15 ans.

« Avec le rejet de la cigarette standard par de nombreux jeunes, l’industrie impose comme elle a tenté de le faire pour les premix à base d’alcool, des produits à la toxicité cachée », estime Bertrand Dautzenberg. Avec un jeune sur cinq qui l’aurait déjà essayée, la chicha est ainsi devenue le produit le plus expérimenté par les 12-15 ans.

A 17 ans, ils sont près de 30% à en consommer régulièrement, montre une autre enquête. Or, malgré ses apparences exotiques, la chicha est aussi toxique que les autres produits du tabac. Un chiffre : une bouffée de chicha libère autant de nicotine que... six cigarettes. Bref, aux yeux du Pr Dautzenberg, il est urgent de fermer ces portes d’entrées vers le tabagisme.


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Messages

  • Le rapport du Docteur Murray Laugesen, Directeur du Centre de recherche sur la santé en Nouvelle Zélande fait état de l’analyse suivante, je cite "Les fumeurs ne meurent pas de la nicotine absorbée à froid qui est composée principalement de glucides, de protéines et d’acides organiques. Les fumeurs de cigarettes au tabac meurent de la combustion de la nicotine et des substances cancérigènes additives dont principalement le goudron qui se colle aux parois des poumons."

    Parallèlement,le Docteur Jacques Le Houezec précise : "La nicotine est une base faible, volatile et sans couleur qui acquiert une couleur brune et une odeur caractéristique de tabac au contact de l’air. Dans les conditions de pression atmosphérique normales, le point de fusion de la nicotine est à 246°C, elle se volatilise donc dans le cône de combustion de tabac (800°C). La nicotine de la fumée inhalée est en suspension dans des gouttes de goudrons et fait ainsi partie de ce que l’on nomme la phase particulaire de la fumée de tabac. Après un certain temps, comme dans le cas de la fumée libérée dans l’environnement, la nicotine quitte la phase particulaire et devient un constituant de la phase gazeuse. La nicotine sous forme de base libre est absorbée très facilement à travers les membranes à cause de sa lipophilie."

    Si jusqu’à présent, la seule façon d’inhaler de la nicotine par addiction, était de fumer une cigarette nocive au tabac, l’invention de la cigarette électronique est sur le point de changer cela. En comparaison avec les méthodes de sevrage tabagique à base de nicotine officiellement reconnues comme le patch par exemple, la cigarette électronique, non reconnue actuellement par l’Afssaps (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé), s’avère plus efficace du fait que l’inhalation par l’intermédiaire d’une cigarette est la méthode la plus efficace l’absorption de nicotine naturelle hautement purifiée, sans combustion donc dans sans danger pour l’organisme puisque la nicotine n’est transformée en gaz et donc ne rentre pas dans les membranes et le sang. L’absorption par cette voie est de 99%, avec la possibilité de diminuer progressivement la teneur en nicotine jusqu’à zéro, tout comme le patch mais sans allergie cutanée et avec la fumée en plus, enfin la vapeur d’eau en plus. Mais l’avenir de la cigarette électronique est dans le geste ! Les fumeurs ou anciens fumeurs de cigarettes nocives au tabac le savent bien.


Témoignages - 82e année


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