La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
17 novembre 2006

La Fête de la Science est une occasion de découvrir le travail des chercheurs, des techniciens... au sein même des laboratoires de recherche, publics ou privés. Une opportunité donnée aux jeunes de découvrir la recherche à l’Université, notre environnement, les énergies renouvelables, et bien sûr de s’amuser et se divertir...
Cette manifestation répond à plusieurs objectifs : rapprocher la science du grand public et plus particulièrement des jeunes, créer un dialogue avec les chercheurs, permettre à chacun d’appréhender les enjeux humains, éthiques, culturels et économiques de la Recherche et de la Science...
Coordonnée par Sciences Réunion, c’est une opération de vulgarisation des sciences à laquelle s’associent de nombreux partenaires.
À l’Université du Tampon, le public a eu droit à plusieurs activités et animations. Des visites de laboratoires des STAPS étaient programmées pour des scolaires, une exposition pédagogique sur le thème “le développement durable” était visible à la Bibliothèque Universitaire et des conférences ont eu lieu durant la semaine.
Visite de laboratoire pour les petits...
Une classe de CM2 effectuait la visite du CURAPS (centre de recherche en activités physiques et sportives). Le CURAPS, créé en 1991, est un laboratoire de recherche du département STAPS de la faculté des sciences et technologies. Son activité est orientée selon 2 axes : l’étude de la performance motrice (analyse technique et aide à l’entraînement à partir de l’analyse biomécanique du geste sportif) et l’analyse sociologique et historique des activités physiques et sportives (étude à la Réunion et dans la zone Océan Indien). Les enfants ont pris plaisir à participer à des expériences scientifiques et sont enchantés par ce type de manifestation : « c’est génial de pouvoir visiter un vrai laboratoire et de participer aux expériences », nous confie le petit Nicolas. Ce type d’opération permet d’éveiller, peut-être, des vocations chez les plus jeunes.
... et conférence pour les plus grands
François Garde de la faculté des sciences de l’homme et de l’environnement et du laboratoire de physique du bâtiment et des systèmes (LPBS) est intervenu sur le thème “Bâtiment à énergie positive, bâtiment du futur”. Pour ce scientifique, les bâtiments représentent un potentiel d’économie d’énergie considérable à l’échelle mondiale. Le protocole de Kyoto et les objectifs de réduction de gaz à effet de serre vont obliger à construire des bâtiments qui consomment 4 fois moins d’énergie qu’un bâtiment actuel. Cet objectif va forcément permettre de construire des bâtiments différents, capables de consommer très peu d’énergie, mais également d’en produire. Ce sont ces nouveaux bâtiments appelés “bâtiments à énergie positive” qui vont fleurir dans les années qui viennent et qui vont constituer ces bâtiments du futur.
Pour Éric, étudiant en Géographie, « il semblerait que nous sommes sur la bonne voie dans ce domaine puisque de plus en plus de bâtiments sont construits suivant la démarche HQE (haute qualité environnementale), je dois dire que la protection de l’environnement un sujet très important et il convient de le rappeler par différentes manières : conférences, débats, expos... ».
La Terre, notre planète, va mal, et c’est de notre faute
La Semaine de la Science est aussi l’occasion de rappeler que notre chère Terre est malade et que nous devons la soigner. 21 affiches thématiques présentant chacune une photographie de La Terre vue du Ciel accompagnée d’un texte pédagogique sont actuellement exposés dans le hall de la Bibliothèque Universitaire à l’Université du Tampon. Réduire nos déchets (chaque Français rejette en moyenne 360 kg de déchets par an), préserver l’eau (la mer d’Aral au Kazakhstan a été vidée de son eau au deux tiers à cause de l’irrigation abusive), économiser l’énergie (on consomme aujourd’hui en 6 semaines le pétrole que l’on consommait en 1 an en 1950)..., tant de gestes que chacun doit effectuer pour préserver notre environnement.
Cette exposition a pour but de sensibiliser encore et toujours la population ; et là, ce sont les jeunes qui sont visés.
Alors, quel est le sentiment de ces jeunes face à ce problème ? Sont-ils sensibles à cette exposition ?
Pour Anne-Sophie, 20 ans : « bien sûr que le sujet me touche, j’essaie dans mon quotidien d’effectuer des gestes citoyens, comme utiliser des sachets recyclables, trier les déchets,... mais c’est vrai qu’on a souvent l’impression que les gros industriels ne font rien alors que ce sont eux qui polluent le plus ».
S. P.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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